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Les pays les plus pauvres sont les premières victimes du changement climatique

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Le Mozambique a été touché par deux cyclones en début d'année, ce qui lui a coûté 3,2 milliards de dollars. | © EMIDIO JOZINE / AFP

Environnement & Animaux

Selon Oxfam, les nations les plus pauvres sont totalement abandonnées et ne reçoivent pas assez d’aide des pays les plus riches pour faire face aux effets néfastes du réchauffement climatique.

L’organisation Oxfam estime que les personnes qui vivent dans les pays les plus pauvres reçoivent environ 3 dollars par an, soit moins d’un centime par jour, pour se protéger des effets néfastes de la crise du climat. L’analyse de l’organisation laisse penser que les 48 États les moins développés reçoivent donc seulement entre 2,4 et 3,4 milliards de dollars de fonds annuellement pour l’adaptation au changement climatique.

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Le nouveau rapport intitulé « Qui fait les frais du réchauffement ? » étudie la situation de la Somalie et du Mozambique, où des millions de personnes souffrent déjà des conséquences de longues sécheresses et de cyclones dévastateurs. Les dégâts causés par deux cyclones en début d’année au Mozambique ont coûté 3,2 milliards de dollars au pays, soit plus d’un cinquième de son produit intérieur brut (PIB).

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Photo prise le 1er mai 2019 au Mozambique, après le passage du cyclone Kenneth. © Emidio Jozine / AFP

« Les gouvernements riches, qui avaient promis d’aider les nations pauvres à s’adapter à la crise du climat, n’ont finalement pas été à la hauteur », dénonce Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International. « Les nations les plus pauvres et les plus endettées du monde sont celles qui ont le moins contribué à cette crise. Ce sont pourtant elles qui en font les frais. »

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Le 13 septembre dernier, les pays développés ont annoncé avoir versé 71 milliards de dollars afin d’aider les nations plus pauvres à réduire leurs émissions et à s’adapter. L’organisation qui agit « contre les injustices et la pauvreté » soupçonne le chiffre d’avoir été gonflé, mais affirme de toute façon qu’il est bien loin de l’objectif fixé.

L’année dernière, la sécheresse qui a touché la Corne de l’Afrique a rendu plus de 15 millions de personnes tributaires de l’aide humanitaire en Somalie, en Éthiopie et au Kenya. Les cyclones en Mozambique ont rendu 2,6 millions de personnes vulnérables. Si des fonds substantiels étaient alloués à la lutte contre le changement climatique chaque année, les pays pourraient limiter l’impact des chocs climatiques, en diversifiant les cultures, en économisant l’eau ou encore en investissant dans de meilleurs systèmes de suivi météorologique, souligne encore Oxfam.

Avec Belga

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