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« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » : En 2002 déjà, Jacques Chirac alertait la planète sur les dangers du changement climatique

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Jacques Chirac le 2 septembre 2002. | © EPA PHOTO AFPI / PATRICK KOVARIK

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C’était en 2002 : un cri d’alarme sur le climat prémonitoire lancé par le président français de l’époque Jacques Chirac. 2019, le grand monsieur de la politique s’en est allé ce matin. Ce discours livré devant l’assemblée plénière du IVème Sommet de la Terre à Johannesburg restera comme l’un de ses faits d’armes les plus saillants

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d’un crime de l’humanité contre la vie », s’insurge-t-il. « La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables », ajoute par la suite l’ancien président français.

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Bien que bon orateur, cette phrase n’a pas été écrite par Jacques Chirac, mais par Jean-Paul Deléage, historien de l’écologie. La phrase « Notre maison brûle… » a été inspirée par la chanson « Beds are Burning » de Midnight Oil, en 1986, qui demandait « How do we sleep while our beds are burning » (« Comment pouvons-nous dormir pendant que nos lits brûlent »).

Malgré ce beau discours, sa déclaration ne fut malheureusement pas suivie d’actions concrètes de sa part, regrettaient les commentaires de l’époque.

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