Paris Match Belgique

Le WWF qualifie la mort de la louve Naya d’être « une honte » pour la Belgique

loup

Image d'illustration. | © Unsplash / Vincent van Zalinge

Environnement & Animaux

L’ONG demande des actions concrètes après l’annonce de la mort de Naya et de ses petits, victimes d’un « acte organisé et malveillant ».

La cellule Inspection de l’Agence pour la nature et la Forêt en Flandre est convaincue qu’un acte malveillant et organisé est à l’origine de la mort présumée de la louve Naya. Les hypothèses de l’empoisonnement ou d’une maladie ont été écartées, mais la louve et ses petits demeurent introuvables. « Les loups se trouvaient dans une zone inaccessible où personne ne peut se trouver en principe. L’acte était donc bien préparé, par des professionnels », indique l’Agence dans un communiqué. Le WWF s’est dit « choqué » d’apprendre la mort de la louve, et rappelle que le loup est une espèce protégée en Europe depuis 1979. « La mort de la louve et de ses louveteaux est une honte pour la Belgique », s’insurge-t-il.

Les dernières images de la louve Naya, alors enceinte, datent d’avant l’été. Elle a ensuite disparu des radars et le mâle, August, a cessé de l’alimenter. Le loup mâle est lui indemne et a encore été aperçu ce week-end sur des images de caméras. Comme de nombreux loups se trouvent dans les pays voisins, les experts pensent qu’il y a de grandes chances pour qu’un couple de loups vienne s’installer rapidement dans nos régions. Une réflexion partagée par le WWF : « les populations (de loups) se portent de mieux en mieux dans nos pays voisins. On compte environ 12 000 loups en Europe ».

Lire aussi > N’ayons plus peur des loups

Le WWF demande des actions concrètes

L’organisation de protection de l’environnement demande à la Belgique de « rapidement mettre en place des mesures améliorant la cohabitation. Nous devons renforcer les actions de sensibilisation et de communication pour permettre aux hommes et aux loups de vivre ensemble ». Pour ce faire, le WWF conseille la mise en place de mesures aidant les gardes forestiers (en sous-effectif), renforçant le dialogue entre les différents acteurs et communiquant sur les initiatives existantes qui contribuent à une meilleure cohabitation entre le loup et les activités humaines.

L’organisation recommande également à la Wallonie, seule région d’Europe occidentale à ne pas avoir de Plan loup, d’en élaborer un. Ce plan prévoirait une stratégie de suivi scientifique du loup dans la Région, une aide aux éleveurs pour protéger leurs animaux et rembourser les dommages au besoin, ainsi qu’une communication à destination du grand public expliquant le rôle du loup dans l’écosystème.

Mots-clés:
Belgique Wallonie WWF loup
CIM Internet