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Tollé après l’utilisation de cochons vivants lors de crash tests

cochon

Image d'illustration. | © Unsplash/Iva Rajovic

Environnement & Animaux

Les défen­seurs des droits des animaux du monde entier accusent les cher­cheurs de cruauté après avoir utilisé (et tué) des cochons lors de crash tests de sièges pour enfants. 

L’utilisation d’animaux pour la sécurité et la santé des humains n’est pas de l’histoire ancienne. Après la vidéo insoutenable d’animaux entassés, maltraités et laissés à l’agonie par un laboratoire pharmaceutique allemand, de nouvelles images de cruauté animale viennent glacer le sang.

En Chine, 15 porcelets, âgés entre 70 et 80 jours, ont été privés d’eau et de nourriture pendant plusieurs heures, avant d’être utilisés pour tester l’efficacité de sièges pour enfants. Propulsés contre un mur, à une vitesse pouvant atteindre les 30km/h, sept d’entre eux sont morts sur le coup. Selon The Independent, les huit autres souffrent de multiples blessures, notamment des saignements, des fractures et des contusions.

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La colère de Peta

Tentant de justifier cet acte cruel, les chercheurs chinois ont affirmé que le comité éthique avait approuvé cette décision, ajoutant que ces jeunes cochons ont été sélectionnés pour leur morpho­lo­gie similaire à celle d’un enfant de six ans. Afin de réduire le stress des quinze animaux, les scientifiques disent leur avoir adminis­tré, au préalable, un anes­thé­sique.

Mais leur tentative de justification ne change rien : les défenseurs des droits des animaux sont outrés. L’association PETA, par l’in­ter­mé­diaire de sa porte-parole Anne Meinert, a ferme­ment dénoncé ces pratiques qui avaient d’ailleurs été abandonnées dans les années 90 aux États-Unis : « Lais­ser des animaux intel­li­gents et sensibles comme les porcs s’écra­ser sur les murs lors de tests à grande vitesse en Chine est tout simple­ment cruel. Cela entraîne des frac­tures, des ecchy­moses internes, des lacé­ra­tions et d’hor­ribles morts. » Selon le journal britannique, les scientifiques ont laissé entendre qu’ils pourraient mener des expériences similaires à l’avenir.

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Une pétition pour interdire cette méthode a déjà été lancée. « Des animaux vivants sont utilisés même s’il existe des modèles sophistiqués animal free qui fournissent en fait des informations bien plus précises sur l’impact des accidents sur les êtres humains », peut-on lire dans la description. « Mettons un terme à cette forme barbare d’expérimentation ! »

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