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Les objectifs climatiques mondiaux pour 2050 sont « difficilement atteignables »

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Malgré la croissance des énergies renouvelables, le charbon, le pétrole et le gaz "restent la pierre angulaire" d'une consommation d'énergie toujours en hausse. | © Unsplash / Anna Jiménez Calaf

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Alors que les États-Unis ont annoncé aujourd’hui leur retrait officiel de l’accord de Paris, un nouveau rapport estime les objectifs climatiques « difficilement atteignables » à cause d’une consommation énergétique « toujours forte ».

 

La hausse de la demande mondiale en énergie ainsi que des émissions de gaz à effet de serre menacent la lutte contre le changement climatique, indique mardi l’étude annuelle du groupe français de conseils aux entreprises Capgemini. Les objectifs climatiques fixés pour 2050 semblent « difficilement atteignables » dans ce contexte de croissance « toujours forte » de la consommation énergétique, souligne l’Observatoire mondial des marchés de l’énergie (WEMO).

L’étude constate que la progression des énergies renouvelables demeure la plus rapide du secteur avec un taux de 14,5 % en 2018. Les coûts continuent également de baisser : de 13 % pour l’énergie éolienne terrestre et l’électricité produite par la technologie photovoltaïque, de 1 % pour celui de l’éolien offshore.

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Malgré la croissance continue des énergies renouvelables, le charbon, le pétrole et le gaz « restent la pierre angulaire » d’une consommation d’énergie en hausse, souligne le rapport. Les émissions de gaz à effet de serre ont progressé de 2 % l’année dernière (+ 6,4 % en Inde et + 3,4 % aux États-Unis), contre 1,6 % en 2017, tandis que la consommation énergétique mondiale a crû de 2,3%, soit près de deux fois le taux de croissance annuel moyen depuis 2010. « Sans mesures plus ambitieuses, allant au-delà des politiques de transition énergétique existantes, le monde ne peut que faillir aux objectifs de l’Accord de Paris », prévient l’étude.

Résultats plutôt positifs pour l’Europe

Dans ce contexte, l’Europe fait néanmoins figure de bon élève et s’affirme comme la région la plus avancée en matière de lutte contre le changement climatique et de mise en place de la transition énergétique. La croissance de sa demande énergétique s’est limitée à 0,2 % en 2018. Selon le rapport, le Vieux Continent est d’ailleurs en bonne voie pour atteindre deux de ses trois objectifs climatiques fixés pour 2020 : la réduction de 20% des émissions des gaz à effet de serre par rapport à 1990, et une part d’au moins 20 % des énergies renouvelables dans la consommation énergétique. La réduction des gaz à effet de serre pour 2030 reste par contre « un défi difficile à relever ».

Avec Belga

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