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Et si les extraterrestres étaient en fait coincés sur leur planète ? La théorie pas si folle d’un chercheur allemand

Selon Michael Hippke, si la planète Terre est propice aux conquêtes spatiales pour les humains, il n'en serait pas de mêmes des autres exoplanètes.

Selon Michael Hippke, si la planète Terre est propice aux conquêtes spatiales pour les humains, il n'en serait pas de mêmes des autres exoplanètes. | © Unsplash/Kristof Morlion

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Si dans la cultissime fiction de Spielberg, E.T. ne parvient pas à rentrer chez lui, une théorie scientifique bien réelle suggère ici l’inverse.

 

Dans un article fascinant, le National Geographic relate une théorie développée par le chercheur allemand en astrophysique, Michael Hippke et publiée dans l’International Journal of Astrobiology. Selon lui, si la planète Terre est propice aux conquêtes spatiales, il n’en serait pas de même pour les autres exoplanètes. Tout serait une question de gravité.

Des planètes-archipels…

En premier lieu, qu’est-ce qu’une exoplanète ? Il s’agit de planètes qui remplissent des critères semblables à celles de la Terre et où la vie serait donc possible. Parmi ces critères indispensables, on retrouve la présence d’eau à l’état liquide et d’une atmosphère. Dès lors, y a-t-il de la vie sur d’autres planètes ? C’est la question qui taraude les plus grands scientifiques de la Terre. Selon Hippke, si de potentiels extraterrestres ne donneraient toujours pas signe de vie, ce serait en raison de leur impossibilité à quitter leur planète. Même si leurs avancées technologiques étaient suffisantes, la gravité resterait un frein à toute éventuelle conquête spatiale.

Unsplash / Tyler Lastovich

En effet, parmi les exoplanètes découvertes jusqu’ici, nombre d’entre elles se révèlent beaucoup plus larges et lourdes que la Terre. On les appelle d’ailleurs les « superterres ». Leur gravité serait donc proportionnellement beaucoup plus importante. Cette gravité serait bénéfique pour la formation de la vie, car elle réduirait les gaz pour « retenir une atmosphère plus épaisse et protéger ainsi mieux la vie à la surface contre les rayons cosmiques nocifs », selon le papier. D’immenses océans peu profonds, constellés de terres émergées, pourraient recouvrir la surface aplatie et érodée, transformant la superterre en question en « planète-archipel ».

 

…et 10 fois plus massives que la terre

Mais cette gravitité supplémentaire empêcherait  aussi tout engin de quitter la planète. À titre d’exemple, l’exoplanète Kepler-20 b, qui est la plus grosse superterre connue à ce jour et qui tourne autour de l’étoile Kepler-20, à 945 années-lumière de notre planète, est 80 % plus large et 10 fois plus massive que la planète bleue.

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Hippke a donc tenté de calculer la taille nécessaire pour qu’une fusée équivalente à la mission Apollo (3 400 tonnes) puisse décoller sur la surface d’une telle planète. Pour contrer la pesanteur, cette fusée devrait peser plus de 440 000 tonnes, cela en raison du poids du carburant. Un objet aussi lourd ne pourrait en effet pas être propulsé sans un ajout conséquent de carburant, qui l’alourdirait donc toujours plus.

Unsplash / Alexander Andrews

Un article de Futura Sciences va encore plus loin : « alors qu’une fusée doit atteindre la vitesse, dite de libération, de 11,2 km/s pour échapper à l’attraction gravitationnelle de la Terre, celle-ci s’élève à 27,1 km/s pour une planète dix fois plus massive ».

La solution ? Le nucléaire, mais attention aux dégâts

Le chercheur s’est penché sur différentes solutions. Une seule cependant s’avèrerait réalisable : la propulsion nucléaire. Celle-ci consisterait à aider la fusée à se propulser grâce à une série d’explosions de bombes atomiques, dont la puissance créerait un élan impressionnant pour décoller. Seul bémol en cas d’échec ? Ces bombes rendraient totalement radioactif l’environnement proche.

 

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