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« Nous devons avoir le courage d’agir » : Harrison Ford à Madrid pour la COP25

Harrison Ford

L'acteur est très engagé pour l'environnement. | © Efe

Environnement & Animaux

Mardi, Harrison Ford était à Madrid pour assister à une conférence de la COP25. Sur place, l’acteur de 77 ans a prononcé un discours.

 

D’après un article Paris Match France

Depuis le 2 décembre et jusqu’au 13, la COP25 bat son plein à Madrid. Mardi 10 décembre, une personnalité très connue du grand public a été aperçue lors d’une conférence : il s’agit d’Harrison Ford. En costume-cravate, la star hollywoodienne de 77 ans a profité de sa venue en Espagne pour prononcer un discours sur les enjeux climatiques, à l’heure où Donald Trump s’apprête à retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. « Nous savons quoi faire, nous connaissons les faits, maintenant nous devons avoir le courage d’agir », a-t-il déclaré. « Les gens ont peur, sont en colère et ils ont le droit de l’être », a-t-il ajouté en dénonçant le « manque de courage » du gouvernement américain.

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Malgré leur retrait de l’accord de Paris l’an prochain, les États-Unis sont présents à Madrid, mais discrètement. Une diplomate mène la délégation américaine alors que la plupart des pays sont représentés au moins au niveau ministériel. Les quelque 200 signataires de l’accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement à un maximum de +2°C sont pressés de toute part pour accélérer leurs réformes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, alors qu’au rythme actuel la planète se dirige vers une hausse du mercure d’environ 4°C. Dans ce contexte, si les États-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial, ne font pas leur part, il sera encore plus difficile de limiter la catastrophe. « À long terme, atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sera tout simplement impossible sans tous les leviers du gouvernement fédéral », a ainsi estimé Elan Strait, du WWF. Dans ce contexte, des ONG comme 350.org et ActionAid USA doivent présenter officiellement mercredi à Madrid dix mesures à prendre les dix premiers jours du mandat du prochain président américain : de la déclaration de « l’urgence climatique » au retour dans l’Accord de Paris, en passant par la sortie des énergies fossiles.

Harrison ford à la cop25
Harrison Ford a donné un discours dans le cadre de la COP25. ©Efe

« We are still in »

Le milliardaire américain en campagne Michael Bloomberg a également fait un détour mardi par la COP25 à Madrid, où il s’en est également pris au président américain. Comme l’influente présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi la semaine dernière, le tout nouveau candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, est venu marteler ce message : « we are still in », pour « nous somme toujours là », du nom de la campagne destinée à prouver l’engagement des Américains à réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Je veux que le monde sache que les Américains continuent à travailler sur le climat, même avec un négateur du climat à la Maison Blanche ». « Pour faire court, vaincre le changement climatique ne nécessitera pas un miracle, cela ne nécessitera pas des ressources sans limites, mais cela nécessitera du leadership et cela nécessitera du bon sens », a déclaré celui qui est ancien maire de New York.

Michael Bloomberg a remis à la responsable climat de l’ONU Patricia Espinosa les conclusions du dernier rapport de l’initiative America’s Pledge qu’il finance et qui rassemble villes, États et entreprises américaines engagées pour le climat. Cette étude estime que si un démocrate partisan d’un projet environnemental volontariste battait Donald Trump en novembre 2020, les États-Unis pourraient réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2005 afin de tenir les objectifs de l’accord de Paris.

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