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Le ministre brésilien de l’Environnement se moque de la COP25 avec un gros steak

Ricardo Salles ministre brésilien de l'Environnement

Ricardo Salles. | © EEFE/ Kiko Huesca

Environnement & Animaux

Après la fin de la COP25, le ministre brésilien de l’Environnement s’est moqué des négociations pour le climat avec une photo d’une grosse pièce de viande.

Alors que son pays a refusé de l’accueillir, le ministre brésilien de l’Environnement Ricardo Salles s’est moqué de la COP25 sur Twitter. « Pour compenser nos émissions à la COP, un déjeuner végétarien ! » a-t-il ironisé, publiant une photo de son grand plat de viande. Du bœuf, dont le Brésil est le premier exportateur mondial, qui, avec le soja, sont les principales causes de la déforestation dans le pays et de la dramatique multiplication des incendies observée cet été.

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Plus tôt, le ministre de Bolsonaro avait critiqué le résultat de la conférence, estimant sur Twitter qu’elle n’avait « débouché sur rien (…) parce que les pays riches n’ont pas voulu mettre la main à la poche ». Il a notamment regretté l’absence d’avancée en ce qui concerne la mise en place de l’article 6 des accords de Paris qui porte sur les marchés carbone, ces systèmes d’échanges de droits d’émissions entre les pays qui émettent trop de CO2 et ceux qui en émettent le moins. Les négociations sur ce sujet ont été reportées à l’an prochain, lors de la COP26, à Glasgow. « Malheureusement, malgré tous les efforts du Brésil, une vision protectionniste l’a emporté et le Brésil et d’autres pays qui pourraient fournir des crédits carbone en raison de leurs forêts et de leurs bonnes pratiques environnementales, sont sortis perdants », a déploré Ricardo Salles.

« Un jeu commercial »

Climatosceptique notoire, le président brésilien Jair Bolsonaro a, lui aussi, fortement critiqué dimanche le dénouement de la COP25, dénonçant depuis Brasilia le « jeu commercial » auquel se seraient livrés selon lui les pays riches, notamment européens. « J’aimerais bien savoir : y a-t-il eu une résolution pour que l’Europe soit reboisée ou est-ce qu’ils continuent juste à perturber le Brésil ? » a affirmé le chef de l’Etat lors d’un point presse à la sortie de sa résidence officielle du Palais de l’Alvorada, alors que sa politique est pointée du doigt dans la hausse de la déforestation de la forêt amazonienne, observable depuis le début de son mandat.

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