Paris Match Belgique

À Bruxelles, la qualité de l’air s’améliore (un peu)

pollution de l'air

Réduire le nombre de voiture est l'une des solutions pour améliorer la qualité de l'air. | © Markus Spiske/Unsplash

Environnement & Animaux

Les mesures prises sont encourageantes à plusieurs endroits, mais plusieurs zones noires sont encore à améliorer.

 

La qualité de l’air s’est améliorée en Belgique cette année, ressort-il d’un bilan provisoire publié lundi par la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine). Concernant les particules fines, « les concentrations moyennes annuelles et le nombre de dépassements journaliers ont considérablement diminué », note-t-elle. Par ailleurs, la baisse progressive des concentrations de dioxyde d’azote (NO2) s’est poursuivie.

Lire aussi > La pollution de l’air, « le nouveau tabac » qui tue 600 000 enfants chaque année

La valeur limite journalière européenne pour les particules fines (PM10) a été respectée en Flandre et à Bruxelles pour la sixième année consécutive, et en Wallonie pour la cinquième année consécutive, pointe Celine. Cette limite de 50 µg/m³ ne peut être dépassée plus de 35 jours annuellement. En 2019, dans la majorité des points de mesure (56 sur 76), le nombre de dépassements est resté stable ou a diminué par rapport à 2018. Une augmentation du nombre de jours de dépassement a toutefois été constatée dans 18 sites de mesure.

Les concentrations moyennes annuelles aux points de mesure de dioxyde d’azote ont baissé en 2019 de 5 à 10% par rapport à l’année précédente. La valeur limite européenne annuelle, fixée à 40 µg/m³, n’a été dépassée en aucun point de mesure respectant les critères d’implantation fixés dans la directive européenne 2008/50.

Belliard et Arts-loi toujours une catastrophe

Des dépassements ont par contre été constatés rue Belliard et au carrefour Arts-Loi à Bruxelles et le long du ring à Anvers, soit des endroits où ces critères ne sont pas respectés. « Ces points de mesure sont représentatifs de la qualité de l’air de leur environnement immédiat mais pas de l’exposition globale de la population de Bruxelles ou Anvers, c’est pourquoi elles ne peuvent être prises en compte pour l’évaluation de la qualité de l’air », nuance Celine. Selon celle-ci, la baisse des concentrations de NO2 peut être liée à l’accélération de la transition du parc automobile du diesel vers l’essence.

Lire aussi > La pollution de l’air pourrait provoquer des calvities

Enfin, il y a eu en 2019 neuf « jours d’ozone » (10 en 2018), lors desquels au moins un point de mesure en Belgique dépasse le seuil européen d’information pour l’ozone de 180 µg/m³. Le seuil d’alerte de 240 µg/m³ a été franchi une fois, le 26 juillet. Les dépassements ont eu lieu en juin (26 et 29), juillet (du 23 au 26), et août (du 25 au 27). Avec trois vagues de chaleur, l’été 2019 compte parmi les trois étés les plus chauds et ensoleillés depuis 1981. « Malgré tout, on a observé moins de jours d’ozone que le nombre attendu vu les conditions météorologiques favorables », conclut Celine.

Avec Belga

CIM Internet