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L’Arctique devient plus verte, avec une humidité dans l’air plus importante

La toundra se situe dans les zones climatiques froides, polaires ou montagnardes. Ici, la ville de Hovden en Norvège

La toundra se situe dans les zones climatiques froides, polaires ou montagnardes. Ici, la ville de Hovden en Norvège. | © Unsplash / Vidar Nordli-Mathisen

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Grâce à de nouvelles technologies, les scientifiques arrivent à mieux constater les dégâts.

 

Le réchauffement climatique n’est tristement plus une surprise. Tout comme dans l’Everest, la végétation se transforme également autour de l’Arctique. Une équipe de 40 scientifiques d’Europe et d’Amérique du Nord, dirigée par deux explorateurs du National Geographic, a voulu en savoir plus sur les changements observés dans les régions arctiques, en particulier dans la toundra. En comparant des données recueillies par des drones et des satellites, avec celles obtenues par des observations faites au sol, les chercheurs arrivent mieux à comprendre comment ces vastes régions sans arbres deviennent plus vertes.

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Avec des températures estivales plus chaudes en Arctique, la nature évolue. La neige fond plus tôt et les plantes ont des bourgeons prématurément au printemps. De plus, la végétation de la toundra se répand dans de nouvelles zones et là où les plantes poussaient déjà, elles sont maintenant plus grandes.

Une fonte des neiges prématurée

Selon les scientifiques, le verdissement de la zone ne vient pas seulement du réchauffement du sol. Les images satellites ont également permis de remarquer d’autres conséquences du réchauffement climatique, comme un changement temporel de la fonte des neiges, et de l’humidité générale. Ces différents facteurs rendraient la nature plus verte.

Le professeur Scott Goetz de l’Université du Nord de l’Arizona affirme que cette découverte est vitale pour notre compréhension du changement climatique mondial. « Les plantes de la toundra agissent comme une barrière entre le réchauffement de l’atmosphère et les énormes stocks de carbone enfouis dans le sol gelé », précise l’étude. Une catastrophe écologique quand on sait que les changements dans la végétation modifient l’équilibre entre la quantité de carbone capturée, et sa libération dans l’atmosphère.

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« En plus de la collecte de nouvelles images, les progrès dans la façon dont nous traitons et analysons ces données – même des images vieilles de plusieurs décennies – révolutionnent notre façon de comprendre le passé, le présent et l’avenir de l’Arctique », explique le coauteur principal de l’étude, le Dr Jeffrey Kerby. Une analyse qui permettra de mieux comprendre l’évolution de la nature pour le futur.

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