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Les tiny forest, pour ramener la nature en ville

Tiny forest au milieu de la ville.

En ville, il y a trop peu d'espaces dédiés à la nature. | © Zane Lee/Unsplash

Environnement & Animaux

Des forêts pas plus grandes que des terrains de tennis permettraient de donner accès à la nature à un maximum de personnes.

 

Ce samedi 21 mars, c’était la journée internationale des Forêts. L’occasion pour l’association GoodPlanet de parler des tiny forests. L’idée ? Créer des forêts qui ne prennent presque pas de place en plein milieu des villes. Cela peut paraître peu opportun en cette période de crise du coronavirus durant laquelle il est demandé à la population de rester confinée chez elle, mais pourquoi pas profiter de cette période pour préparer « l’après ». Et mettre sur pied ces bulle de nature en plein milieu des villes, en collaboration avec les autorités locales.

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Jo Van Cauwenberge, directeur de GoodPlanet Belgium, souligne l’importance d’une vraie nature à proximité des citoyens : « C’est surtout dans l’environnement urbanisé que trop de gens ne peuvent avoir un contact quotidien avec la nature. Les oiseaux qui chantent, le calme, sentir la terre sous ses pieds, voir des arbres… pour beaucoup de gens, c’est vraiment exceptionnel ».

Qu’est-ce qu’une Tiny Forest ?

À l’instar des tiny house qui peuvent s’installer partout et prennent peu de place, les tiny forest ne prennent pas plus d’espace qu’un terrain de tennis. Cette forêt indigène est un endroit agréable non seulement pour les papillons, les abeilles, les oiseaux et les petits mammifères, mais aussi pour les humains. En plein air, les enfants apprennent à connaître la nature locale et les habitants peuvent se rencontrer dans un endroit agréable. L’idée serait donc de pouvoir les installer à peu près n’importe où en ville, où le béton est roi.

« Avec les Tiny Forests, nous ramenons un morceau de nature et d’aventure dans notre société si occupée. Ce sont des petits arbustes qui se développent dans un laps de temps relativement court, forment un écosystème précieux et peuvent être plantés dans de nombreux endroits », se réjouit Jo Van Cauwenberge.

Les arbres en ville
Grâce à ces arbres en ville, les enfants pourront en apprendre davantage sur la faune et la flore. ©David Vig/Unsplash

D’après l’association, les tiny forests rendraient aussi les villes plus résistantes aux effets négatifs du changement climatique : le sol peut retenir plus d’eau, la qualité de l’air s’améliore et la forêt lutte contre le stress thermique.

Une première en Belgique

Au Pays-Bas, il existe déjà environ 80 forêts du genre. Chez nous, la première a vu le jour le 13 mars passé sur le site de l’école Campus Kajee à Schoten. Les élèves l’ont baptisée « La Forêt Merveilleuse ». Elle leur permettra de faire des recherches sur la forêt, les insectes, les oiseaux, les champignons, les arbres qui poussent et les changements des saisons.

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À Bruxelles, c’est à Forest que s’installera la première tiny forest. « Suite aux circonstances liées au coronavirus, ce ne sont pas les élèves qui planteront les arbres, mais les employés de Pronatura ». Ce lundi 23 mars, ils planteront plus de 800 arbres et arbustes indigènes. Plus tard, les enfants viendront planter plus de 100 arbres supplémentaires. Et pour ceux qui souhaitent participer mais qui ne peuvent pas planter d’arbres, un crowdfunding est en cours.

Il n’y a plus qu’à attendre de pouvoir de nouveau sortir pour aller en profiter.

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