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Le plus vieil ancêtre de l’Homme était à peine plus grand qu’un grain de riz

Le plus vieil ancêtre de l'homme était à peine plus grand qu'un grain de riz

Ce ver mesurait de 2 à 7 millimètres de long. | © Pixabay / ImageParty

Environnement & Animaux

Les scientifiques ont découvert le tout premier animal qui a existé, il y a 555 millions d’années.

 

Des géologues américains « ont découvert le premier ancêtre dans l’arbre généalogique qui contient la plupart des animaux d’aujourd’hui, y compris les humains », annonce fièrement une étude de l’Université de Californie à Riverside. Cette créature vivait il y a plus de 555 millions d’années, et a été découverte en Australie. L’étude a été publiée cette semaine dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

L’Ikaria wariootia est le tout premier organisme bilatéral découvert par les scientifiques, c’est-à-dire avec deux ouvertures bien distinctes. Ce ver mesurait de 2 à 7 millimètres de long, et n’était pas plus gros qu’un grain de riz.

Le plus vieil ancêtre de l'homme était à peine plus grand qu'un grain de riz
Une représentation artistique d’Ikaria wariootia. © Sohail Wasif / UCR

Des milliers de fossiles de « Dickinsonia » avaient été découvert auparavant. Considérés par certains scientifiques comme les « plus vieux animaux » au monde, ils leur manquaient quelques caractéristiques de base pour être réellement considérés comme tel, comme une bouche ou un intestin.

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Une évolution fondamentale dans la vie animale

« Le développement de la symétrie bilatérale a été une étape critique dans l’évolution de la vie animale », explique l’étude. Cette symétrie « gauche-droite » qui permet de se déplacer est présente chez une multitude d’animaux, comme les insectes, les dinosaures, ou encore les humains.

Pendant plusieurs années, les scientifiques ont convenu que les fossiles trouvés dans ce gisement à Nilpena, en Australie du Sud, étaient le fait de bilatériens sans avoir aucune preuve. Les scientifiques étaient à la recherche du chaînon manquant entre les Dickinsonia et les animaux, jusqu’à cette nouvelle découverte. Cette étude met en lumière de minuscules empreintes ovales près de certains terriers, ce qui laisse présager un « corps cylindrique avec une tête et une queue distinctes et une musculature légèrement striée ». « C’est le plus vieux fossile que nous avons, avec ce type de complexité », explique Mary Droser, une des auteurs de l’étude.

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Malgré sa forme relativement simple, l’Ikaria wariootia était relativement complexe par rapport aux autres fossiles de cette période. Il creusait dans le sable au fond de l’océan afin de se nourrir, ce qui indique des capacités sensorielles rudimentaires. Ces découvertes permettent aux scientifiques d’affirmer que l’Ikaria wariootia avait clairement des extrémités avant et arrière – avec une bouche et un anus reliés par un intestin – et qu’il se déplaçait en contractant ses muscles comme un ver.

Les chercheurs ont nommé cet animal « Ikaria wariootia » en hommage aux peuples indigènes d’Australie.

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