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La Grande Barrière de corail, plus que jamais menacée et symbole d’une planète en danger

grande barrière de corail

Image d'illustration. | © Unsplash / Shaun Low.

Environnement & Animaux

Classé au Patrimoine mondial, le site a connu un nouvel épisode de blanchissement, le troisième en cinq ans, en raison d’une température de l’eau record.

Avec l’été austral qui vient de s’achever, la Grande Barrière de corail a vécu son plus grave épisode de blanchissement de coraux, ont annoncé des chercheurs australiens, ce mardi, estimant que le réchauffement climatique menaçait la survie même de ce joyau australien classé au Patrimoine mondial.

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Après une vaste étude le mois dernier, le professeur Terry Hughes, de l’Université James Cook, (Australie), a annoncé que la Grande Barrière de corail, qui s’étend sur 2 300 km, avait connu un nouvel épisode de blanchissement, le troisième en cinq ans, en raison de températures de l’eau records.

Des « phénomènes graves »

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est dû à la hausse de la température de l’eau, celle-ci entraînant l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments. Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

« Nous avons passé en revue 1 036 récifs depuis les airs au cours de la deuxième quinzaine de mars pour mesurer l’importance et la gravité du blanchissement des coraux sur toute la Grande Barrière de corail », a déclaré Terry Hughes. « Pour la première fois, des phénomènes graves de blanchissement ont été observés dans les trois grandes régions de la Grande Barrière, le nord, le centre et d’importantes portions du secteur sud. »

Bientôt un site en péril ?

La température de l’eau dans la région de la Grande Barrière a été en février la plus élevée depuis le début des relevés en 1900. La Grande Barrière, inscrite au patrimoine de l’Humanité depuis 1981, est une importante source de revenus pour le secteur touristique australien. L’ensemble de 345 000 kilomètres carrés avait évité de justesse en 2015 d’être placé par l’Unesco sur sa liste des sites en péril.

La Barrière est aussi menacée par les ruissellements agricoles, par le développement économique et par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux. Le nord de cet écosystème avait déjà subi en 2016 et 2017 deux épisodes sans précédent de blanchissement de ses coraux et l’Australie avait revu l’an dernier les perspectives de cet ensemble, les considérant désormais comme « très mauvaises ».

Le gouvernement accusé de dédramatiser

Le gouvernement conservateur de Scott Morrison est accusé de traîner les pieds dans la lutte contre le réchauffement climatique pour ne pas sacrifier la lucrative industrie du charbon qui emploie des milliers d’Australiens. Le premier épisode de blanchissement des coraux avait été observé sur la Grande Barrière en 1998.

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Mais la hausse continue des températures provoquée par le réchauffement climatique a augmenté la fréquence de la survenue de ce phénomène dévastateur. Morgan Pratchett, professeur à l’Université James Cook, a précisé qu’après ces reconnaissances aériennes, des études sous-marines seraient conduites pour évaluer la santé des récifs.

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