France : Vers la fin des dauphins en captivité

France : Vers la fin des dauphins en captivité

La France possède trois delphinariums sur son territoire et un en Polynésie française. | © Flickr / Olivier Duquesne

Environnement & Animaux

La Ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, a signé ce samedi une loi interdisant la reproduction des dauphins en captivité. Serait-ce la fin de ces « cirques marins » ? Qu’en est-il en Belgique ?

Des pirouettes qui éclaboussent, des sifflements qui résonnent, des nageoires qui applaudissent le public. Qu’on y ait déjà assisté, ou pas, on s’imagine tous ce que doit être un spectacle de dauphins. Depuis samedi, un arrêté a été signé en France pour interdire la reproduction des dauphins et des orques en captivité et imposer des règles plus strictes aux delphinariums.

Ségolène punit la maltrairance animale

Cet arrêté n’était pas aussi restrictif quand il a été rédigé. En effet, une version précédente de ce texte, signée mercredi par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, se contentait de prévoir un « contrôle étroit de la reproduction des dauphins » en fonction de « la configuration et la taille des bassins », selon un communiqué diffusé par le ministère. Mais la ministre française « a repris le texte avant qu’il soit publié et a souhaité être plus radicale », après avoir découvert que certains de ces animaux étaient drogués.

© Belga

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« Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite », à l’exception des orques (Orcinus orca) et des grands dauphins (Tursiops truncatus) « régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur » de l’arrêté « au sein d’établissements dûment autorisés », stipule le document officiel publié samedi, relayé par la RTBF.

D’autres restrictions

Outre le fait d’interdire la reproduction en captivité, le texte prévoit une série de mesures pour améliorer la vie des orques et dauphins en captivité. L’arrêté stipule notamment une « augmentation d’au moins 150% de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux » déclare le ministère. Les « contacts directs entre le public et les animaux ainsi que les immersions du public dans les bassins hébergeant des cétacés » sont égalements défendus ajoute-t-il.

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Et en Belgique ?

En Belgique, il n’existe plus qu’un delphinarium situé à Bruges, le « Boudewijn sea park ». Yvon Godefroid, activiste au sein de plusieurs associations qui luttent pour la protection animale et rédacteur du site Dauphins libres et Dauphins captifs, tente depuis lontemps de faire fermer ce « cirque aquatique ». « La plupart des delphinariums possèdent un dome. Ce n’est pas le cas de celui de Bruges », déclare-t-il.

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Pour lui ce qui se passe en France est une bonne chose : « C’est le premier pays en Europe qui interdit la reproduction des dauphins en captivité » s’exclame-t-il. Très en colère contre le gouvernement belge, à qui il reproche de ne rien faire, il espère que l’exemple de la France motivera les autres pays à faire de même.

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