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Plus de 500 espèces d’animaux risquent de disparaitre d’ici seulement 20 ans

Plus de 500 espèces d'animaux risquent de disparaitre d'ici 20 ans

La grenouille arlequin est classée "en danger critique" selon la liste rouge de l'UICN. | © Unsplash / Zachary Spears

Environnement & Animaux

Les scientifiques redoutent un effet domino qui aurait des répercussions sur d’autres espèces.

Depuis quelques années déjà les scientifiques nous préviennent : la sixième « extinction de masse » a déjà commencé, et c’est la première dont l’Homme est responsable. Le rythme s’accélère et le nombre d’espèces en voie de disparition ne fait qu’augmenter. Et une nouvelle étude, publiée cette semaine dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences, ne fait qu’assombrir le tableau. Les scientifiques révèlent que plus de 500 espèces d’animaux sont au bord de l’extinction et risquent de disparaître au cours de ces 20 prochaines années, rapporte The Guardian.

Les chercheurs ont examiné les données de près de 30 000 espèces de vertébrés terrestres classés dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature). Parmi eux, 515 espèces possèdent moins de 1 000 individus, et la moitié d’entre elles en compte moins de 250. On parle notamment du rhinocéros de Sumatra, du troglodyte de Clarión, de la tortue géante des Galápagos, ou encore de la grenouille arlequin. La plupart de ces espèces se situent dans les régions tropicales et subtropicales.

Agir avant qu’il ne soit trop tard

Les scientifiques sont particulièrement préoccupés par l’effet domino. L’absence d’une espèce aura forcément des conséquences dans la chaine alimentaire, et sur la biodiversité. « L’extinction engendre des extinctions », ont déclaré les chercheurs, soulignant le fait que contrairement à d’autres problèmes environnementaux, l’extinction est irréversible.

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« Lorsque l’humanité extermine d’autres espèces, elle scie la branche sur laquelle elle est assise, détruisant les parties fonctionnelles de notre propre système de survie », a déclaré le professeur Paul Ehrlich, de l’université de Stanford aux États-Unis, et l’un des membres de l’équipe de recherche. Bien que la crise de la biodiversité soit réelle et urgente, les scientifiques veulent rappeler qu’il n’est pas trop tard. « La conservation des espèces menacées devrait être élevée au rang d’urgence mondiale pour les gouvernements et les institutions, à la hauteur du dérèglement climatique auquel elle est liée », ponctue Paul Ehrlich.

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