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Déforestation : L’équivalent d’un terrain de football a été rasé toutes les 6 secondes l’année dernière

Déforestation : L'équivalent d'un terrain de football a été rasé toutes les 6 secondes l'année dernière

La perte des forêts en 2019 représente l'équivalent des émissions annuelles de 400 millions de voitures. | © Belga Image / ANDREW MALE / GREENPEACE

Environnement & Animaux

À lui tout seul, le Brésil est responsable de plus d’un tiers de la perte totale des forêts.

C’est une nouvelle alarmante, mais malheureusement pas très étonnante. En 2019, la planète a perdu l’équivalent d’un terrain de football de forêt toutes les 6 secondes, alerte une chercheuse du World Resources Institute. L’information, relayée par Curioctopus, indique donc que 11,9 millions d’hectares de forêt ont été rasés l’année dernière afin que l’homme puisse mener à bien ses activités. Les raisons sont diverses, mais principalement, la déforestation permet à l’Homme d’avoir de l’espace pour l’élevage, l’industrie, ou l’agriculture intensive.

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Ces changements ne sont pas sans conséquences sur l’équilibre naturel et la biodiversité. Selon le rapport du World Resources Institute, 1,8 gigatonne d’émissions de dioxyde de carbone sont associées à la perte de forêts primaires en 2019, soit l’équivalent des émissions annuelles de 400 millions de voitures.

Le Brésil, mauvais élève

Le Brésil est le premier pays tropical à avoir perdu le plus de forêts primaires en 2019 (avec plus d’1,3 million d’hectares), loin devant la République démocratique du Congo (475 000) et l’Indonésie (324 000). À lui seul, le Brésil est responsable de plus d’un tiers de la perte totale de forêts primaires tropicales humides dans le monde. Un triste constat, sachant que la forêt amazonienne est l’une des trois plus grandes forêts primaires du monde avec 550 millions d’hectares de superficie. Elle produirait entre 20 % et 6 % de l’oxygène dans le monde. L’Amazonie est également le lieu d’habitation de nombreux peuples indigènes. En plus de mettre à mal la biodiversité, la déforestation menace également ces êtres humains vivants en harmonie avec la forêt.

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Une prise de conscience est nécessaire, mais n’est malheureusement pas encore d’actualité. L’année dernière, le gouvernement bolivien a assoupli les restrictions sur le brûlage contrôlé des forêts pour promouvoir l’expansion de l’agriculture, explique le rapport. Les gouvernements devront prendre de véritables mesures pour protéger de manière plus efficace la nature.

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