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De fruit le plus nauséabond de la planète à…. super chargeur pour smartphone

Voici le fruit en question qui a déclenché l'évacuation d'une bibilothèque de Canberra l'an dernier... | © Photo by Mohd RASFAN / AFP

Environnement & Animaux

Le durian, ce fruit à l’odeur totalement insoutenable une fois découpé et essentiellement consommé en Asie, fait l’objet de recherches actuellement en vue de remplacer peut-être un jour les batteries en lithium-ion des smartphones, énergivores et très polluantes pour l’environnement.

 

Par L.Dp

Des chercheurs se sont posés la question suivante: existe-t-il des façons de stocker et de transporter l’énergie qui soient plus respectueuses de la terre ? Ces batteries alimentent depuis pas mal de temps maintenant toutes sortes d’appareils ménagers ou autre: ordinateurs portables, smartphones, enceintes connectées, aspirateurs portables, brosses à dents électriques… Ils nous permettent de transporter de l’énergie et de la consommer partout, du moins quand nous le voulons. Un besoin grandissant dans nos vies et qui ne s’arrêtera pas de si tôt. Selon des chiffres avancés par la BBC, on vendra 15 milliards de batteries lithium-ion en 2027. Avec des conséquences pas très positives pour notre environnement. Pour récolter le métal, il faut par exemple beaucoup d’eau dans des régions ou la balance précipitations/ponctions n’est pas toujours équilibrée. C’est le cas dans les Andes.

D’autant qu’elles ont d’autres défauts, ces batteries, en plus d’être polluantes : elles s’usent et perdent de leur performance, elles présentent parfois aussi des risques d’exploser ou de brûler. Sans parler, au niveau humain et social, des régions dans lesquelles les métaux sont extraits du sol et qui sont des endroits où la guerre et la violence règnent.

Alors les scientifques se sont emparés de cet objectif: trouver une voire plusieurs nouvelles manières d’ailmenter toutes ces technlogies existantes ou à venir… Bien entendu, le secteur continue de travailler sur des solutions afin d’augmenter la durée de vie et les capacités énergétiques de ces batteries. Le secteur automobile étant très à l’affût de solutions permettant moins de recharge entre les trajets et beaucoup plus d’autonomie.

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Des batteries utilisées dans de nombreux « objets du quotidien ». ©Kyodo/MAXPPP

Comme l’explique le très fouillé article de la BBC, de nombreuses recherches co-existent actuellement pour trouver des ressources plus propres. C’est la cas notamment avec le magnéisum et le calcium dont le croûte terrestre regorge. Mais c’est également le cas du bois, peu couteux et tout aussi abondant. Des équipes planchent aussi sur des diamants artificiels qui en zone de climat extrême donneraient des résultats inespérés.

C’est moins évident lorsqu’il s’agit d’utiliser le fruit problement le plus « puant » de la terre, le durian, pour en faire un supercondensateur pouvant recharger nos téléphones portables en quelques minutes à peine. C’est pourtant l’idée et le projet de l’université de Sydney, en Australie, qui bosse aussi sur le gaspillage alimentaire. Coup double ! Il faut savoir que le durian, interdit dans les hôtels et les transports en commun dans certains coins d’Asie vu son odeur une fois découpé, n’est utilisé qu’en très petite quantité. Le reste est tout simplement jeté.

Ces supercondensateurs agissent comme des réservoirs qui se chargent rapidement et déchargent l’énergie en rafales. Le hic, c’est qu’ils recquièrent un matériau assez coûteux, le graphène. Cette équipe de chercheurs a donc imaginé utiliser les parties non comestibles du durian et du jacquier (jackfruit) en les transformant en aérogels de carbone. Résultat ? Ces fruits à la réputation pas terrible auraient des propriétés de stockage « exceptionelles » et à très faible coût. Sans parler de l’aspect renouvelable et vert grâce à l’utilisation des parties non consommées de ce fruit.

De quoi intéresser en tout premier lieu tous les acteurs des appareils technologiques dit de « maison » et le secteur de l’automobile.

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Photo by Perdiansyah / AFP

 

 

 

 

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