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Un signe de vie dans l’atmosphère de Vénus

Un signe de vie dans l’atmosphère de Vénus

La surface de Vénus, inhospitalière et pourtant pleine de promesses. | © NASA

Environnement & Animaux

De la phosphine a été détectée dans l’atmosphère de Vénus, un gaz dont la présence impliquerait l’existence d’une forme de vie.

 

D’après un article Paris Match France de David Ramasseul

La société royale d’astronomie a ménagé ses effets : l’information fracassante, placée sous embargo, n’a été communiquée qu’à une poignée de journalistes scientifiques triés sur le volet. Mais quelques fuites ont permis d’anticiper l’annonce officielle : de la phosphine a été détectée dans l’atmosphère de Vénus. La phosphine est un gaz hautement toxique,  composé d’hydrure de phosphore, rare sur Terre à l’état naturel et utilisé principalement comme insecticide par fumigation.

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Mais, paradoxalement, ce gaz mortel est aussi un indice fiable de la présence de formes de vie. La découverte a été réalisée grâce au télescope James Clerk Maxwell à Hawaï et à celui d’Atacama au Chili par une équipe de scientifiques de l’université de Manchester, de Cardiff et du Massachusetts Institute of Technology.

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Evidemment, avec une atmosphère composée à 96 %de dioxyde de carbone, une pression à la surface 92 fois supérieure à celle de la Terre, des nuages d’acide sulfurique et des températures flirtant allègrement avec les 500° Celsius, Vénus ne semble pas la planète la plus propice à l’éclosion d’une vie exubérante.

Pourtant, selon le site astrobiology.com,  les quantités de phosphine contenues dans l’atmosphère vénusienne sont telles qu’elles n’ont pas pu être produites par des processus abiotiques. Autrement dit, les mécanismes physico-chimiques ne suffisent à expliquer une présence si importante de phosphine. Seule l’intervention d’organismes vivants est compatible avec les quantités observées.

La surface de Vénus photographiée par les sondes Venera 13 et 14
La surface de Vénus photographiée par les sondes Venera 13 et 14 © DR

Le programme Venera, développé par l’URSS dans les années 60 et 70 a débouché en 1975 sur l’atterrissage d’une sonde et les premières photographies de la surface de Vénus. Depuis, Mars a volé la vedette à sa soeur peu hospitalière, captant l’essentiel de l’attention de la NASA. Nul doute que cette découverte fondamentale va rebattre les cartes.

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