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Le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique est l’un des plus larges et des plus profonds

trou ozone antarctique

Image d'illustration. | © Unsplash / Nasa.

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Ce phénomène est dû à un vortex polaire fort, stable et très froid.

 

Le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint sa taille maximale cette année, selon les scientifiques du Service Copernicus pour la surveillance atmosphérique (CAMS). Ils précisent qu’il s’agit de l’un des plus larges et des plus profonds observés au cours des 15 dernières années. « Cela confirme que nous devons continuer à appliquer le protocole de Montréal interdisant les émissions de produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone », a déclaré Vincent-Henri Peuch, directeur du CAMS au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

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Les concentrations d’ozone stratosphérique ont été réduites à des valeurs proches de zéro au-dessus de l’Antarctique, à environ 20 à 25 km d’altitude. La profondeur de la couche d’ozone se situe juste en dessous de 100 unités Dobson, soit environ un tiers de sa valeur typique en dehors des événements liés au trou dans la couche d’ozone. Ce phénomène est dû à un vortex polaire fort, stable et froid.

Le protocole de Montréal baffoué ?

« Il y a une grande variabilité dans la façon dont les événements liés au trou d’ozone se développent chaque année », explique M. Peuch. « Le trou dans la couche d’ozone de 2020 ressemble à celui de 2018, qui était aussi un trou assez important. Avec le retour de la lumière du soleil au pôle Sud ces dernières semaines, nous avons constaté un appauvrissement continu de la couche d’ozone au-dessus de la région. »

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Le protocole de Montréal, signé en 1987, vise à protéger la couche d’ozone, qui agit comme un filtre pour le rayonnement UV du soleil. Dans ce but, il oblige les pays participants à éliminer progressivement les substances nocives qui appauvrissent celle-ci. Il s’agit notamment des chlorofluorocarbones (CFC), présents dans les réfrigérateurs et les aérosols.

Avec Belga

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