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La pollution lumineuse est extrêmement dangereuse pour la faune et la flore

La pollution lumineuse est extrêmement dangereuse pour la faune et la flore

Même la nuit, il ne fait jamais totalement noir. | © Arne Immanuel Bänsch / DPA

Environnement & Animaux

La biodiversité est menacée.

 

On le sait, la pollution lumineuse est omniprésente dans notre société. Particulièrement forte dans les grandes villes, la lumière artificielle nous empêche d’observer les étoiles, mais pas seulement. Selon une nouvelle étude partagée par Futura Sciences, la pollution lumineuse serait aussi néfaste pour la biodiversité et le bien-être de la faune et la flore.

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Des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) pointe du doigt son effet désastreux sur notre environnement. S’appuyant sur plus de 100 études, les scientifiques concluent que la pollution lumineuse a de réels impacts négatifs sur la faune comme sur la flore, semblables à ceux du réchauffement climatique.

« (Il faut) désormais considérer la lumière artificielle comme n’importe quel autre polluant »

Kevin Gaston, chercheur à l’université d’Exeter, explique dans un communiqué les différents effets néfastes. L’exposition à un éclairage artificiel la nuit réduit les niveaux de mélatonine – une hormone qui régule les cycles du sommeil – chez toutes les espèces étudiées. D’autres hormones sont également concernées, ce qui perturbe dangereusement les activités des espèces diurnes, et leur cycle de reproduction.

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Le chercheur insiste sur le fait que même si la pollution lumineuse peut profiter à certaines espèces, tout comme le réchauffement climatique, « tous les deux sont impulsés par les Hommes et perturbent énormément la nature ». En effet, même une lumière peu puissante nuit aux différentes espèces. « Il serait ridicule de demander à éteindre les lumières du monde, mais nous devrions désormais considérer la lumière artificielle comme n’importe quel autre polluant. Et ne l’utiliser que là où nous en avons vraiment besoin, avec l’intensité dont nous avons vraiment besoin. C’est tout à fait possible sans impacter les activités humaines. »

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