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Dans une vidéo insoutenable, Rémi Gaillard s’attaque aux cirques avec animaux

Avec PETA, il appelle au boycott des cirques avec animaux. | © Capture d'écran Facebook/PETA France

Environnement & Animaux

Le célèbre Youtubeur français s’associe à PETA pour diffuser une vidéo afin de dénoncer les maltraitances que subissent les animaux dans les cirques.

D’habitude, il nous fait hurler de rire. Cette fois, il pourrait faire pleurer un régiment de clowns. Dans la vidéo diffusée aujourd’hui, Rémi Gaillard réitère son engagement sincère pour les droits des animaux. On l’a vu dénoncer la cruauté des abattoirs avec L214, s’enfermer dans une cage de la SPA pour inciter à l’adoption, participer à une campagne d’affichage anti-fourrure… Le voici désormais aux côtés de l’association mondiale PETA –qui l’a nommé Personnalité de l’Année 2016– afin d’appeler au boycott des cirques avec animaux.

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« Je ne veux pas être considéré comme un extrémiste de la cause animale, insiste Rémi. Quand j’étais môme, ça m’amusait de voir des zèbres sur les pelouses à l’extérieur des cirques… Je me souviens aussi que ma mère m’avait emmené à Marineland, j’avais adoré. Mais une fois que l’on a vu les images des coulisses, il est impossible de laisser passer ça, d’être insensible et de rester sans rien faire ».

Les images, justement. Dans la vidéo, elles sont insoutenables. Il y a ces éléphanteaux arrachés à leur famille avant même d’être sevrés et frappés avec des barres d’acier munies d’un crochet, des oursons attachés par une courte chaîne autour du cou pour les forcer à se tenir debout, des fauves et des chiens battus… Juste pour apprendre à obéir afin de nous « divertir ».

« Tous les animaux utilisés dans les cirques passent leur vie au bout d’une chaîne ou dans une cage, poursuit Rémi Gaillard. Quand ils peuvent sortir, c’est seulement pour aller en piste. D’une représentation à l’autre, ils sont trimballés dans des conditions sordides. Certains montrent des signes de dépression et développent un comportement névrotique pour compenser le stress ». Il rappelle également « qu’en plus de la souffrance physique et psychologique que subissent ces animaux, le fait de les tenir captifs dans de telles conditions peut devenir un danger pour le public, comme l’a prouvé le tout récent incident où un lion a attaqué son dompteur lors d’une représentation du Buffalo Circus dans la Somme ». Et conclut : « À mon avis, les animaux ne veulent pas faire de vélo, sauter à travers des cerceaux ou tenir en équilibre sur des ballons. En fait, les animaux exécutent des numéros juste parce qu’ils n’ont pas le choix. N’allez plus dans les cirques avec animaux ».

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Dans son communiqué, PETA invite les personnes souhaitant ne plus recevoir ce type d’établissements dans leur commune à contacter leur mairie. Près de cinquante villes en France ont déjà banni l’accueil des cirques avec animaux. En Belgique, ils sont interdits au niveau national depuis 2014, comme en Croatie, en Autriche, au Pérou et en Suède. Chez les professionnels du cirque, l’idée commence à faire son chemin. Le 16 mai 2017, André Bouglione, petit fils de Joseph Bouglione, annonçait avoir fait le choix d’arrêter les spectacles avec animaux. Dans une interview réalisée par la Fondation 30 millions d’Amis, il confiait : « C’est par amour des animaux et par respect du public que j’ai arrêté. J’ai vu un sondage qui indiquait que 80 % des Français étaient sensibles à la cause animale. Notre métier, c’est de faire un spectacle pour la famille. On ne peut pas continuer à faire un spectacle qui les dérange. Je ne me voyais pas continuer à présenter des animaux à des gens qui ressentent une gêne morale en venant au cirque… »

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