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Les phoques sont de plus en plus nombreux à la Côte belge pour le plaisir des touristes

Phoque côte belge

Ils sont néanmoins victimes de la pêche intensives. | © Pixabay

Environnement & Animaux

De plus en plus de phoques sont repérés à la Côte belge ces dernières années.

 

En 2020, jusqu’à 1 900 phoques ont été aperçus, soit la moitié de plus que l’année précédente. Le revers de la médaille est qu’il y a aussi davantage de phoques pris au piège dans les filets de pêche, rapporte vendredi Natuurpunt, l’association indépendante flamande de bénévoles pour la protection de la nature.

Depuis l’interdiction de la chasse aux phoques dans les années 1960, les populations ont pu se rétablir dans le sud de la mer du Nord. Les phoques gris et les phoques communs ont dès lors été observés plus fréquemment le long de la Côte et même dans l’Escaut.

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Toutefois, cette augmentation représente un certain nombre de défis, selon Natuurpunt. Par exemple, lorsque les phoques viennent se reposer sur le rivage, ils peuvent être importunés par des personnes ou des chiens qui ne sont pas tenus en laisse, ce qui peut leur causer inutilement du stress. « De fin décembre à mars-avril, les chiots (les petits des phoques, NDLR) viennent se reposer sur nos plages. Il est crucial pour leur survie qu’ils se reposent suffisamment » , explique l’organisation. Cette dernière appelle à garder une distance suffisante avec les animaux et à tenir les chiens en laisse.

Touchés par la pêche intensive

De plus, ces animaux sont plus souvent susceptibles de devenir des victimes collatérales de la pêche. En s’emmêlant dans les filets, ils finissent par se noyer. Chaque année, on retrouve en moyenne 45 phoques morts sur les plages belges.

Cette année, déjà une trentaine de cadavres ont été retrouvés, a indiqué vendredi l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) dans le journal Krant van West-Vlaanderen. Plus de la moitié d’entre eux ont probablement été victimes de la pêche. « Selon l’IRSNB, le nombre de phoques qui meurent chaque année à cause de la pêche dans les eaux belges ne met pas en danger leur population » , rassure néanmoins Natuurpunt.

La pollution est également une menace pour les phoques. Mais la présence, par exemple, de PCB – ou polychorobiphényles, des composants industriels hautement toxiques – qui affaiblissent le système immunitaire et réduisent la fertilité, a progressivement diminué ces dernières années.

Par Belga 

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