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Greta Thunberg fait la couverture de « Vogue » et pousse un coup de gueule contre la mode éphémère

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La militante suédoise le 13 juillet 2021. | © Carl-Johan UTSI / TT News Agency / AFP.

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Au pied d’un arbre et caressant un cheval, la militante suédoise Greta Thunberg fait la couverture du premier numéro de Vogue Scandinavia, publié à l’occasion de la sortie du nouveau et sixième rapport du GIEC sur la situation climatique.

 

« La voix d’une génération », tel est le nom donné par « Vogue Scandinavie » à Greta Thunberg. Mise à l’honneur pour le tout premier numéro de l’hebdomadaire, la militante suédoise s’exprime à nouveau sur son combat dans un entretien abordant sa vision d’un futur durable.

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En couverture, la jeune fille est vêtue d’une robe printanière verte, d’un grand imperméable marron clair. et y caresse un cheval.

L’hyprocrisie de la « fast fashion » et du « greenwashing »

Un cliché trompeur car Greta n’a qu’un seul credo dans sa tribune pour le célèbre magazine : dénoncer les pratiques de l’industrie de la mode, qui cherche par tous les moyens à créer de l’éphémère pour nous faire acheter toujours plus.

Cette pratique a un nom, la « fast fashion », et renouvelle tous les mois – voire toutes les semaines – des collections vestimentaires.

Greta Thunberg, elle, déclare ne plus acheter de vêtements depuis trois ans : « La dernière fois que j’ai acheté quelque chose de neuf, c’était il y a trois ans et c’était d’occasion. J’emprunte seulement des choses aux gens que je connais ».

« Si vous achetez de la fast fashion, vous contribuez à cette industrie et vous l’encouragez à se développer et à poursuivre son processus néfaste », lance-t-elle aux consommateurs. Conscientiser et dénoncer, voilà les objectifs de la militante de 18 ans dans sa tribune pour le magazine.

Elle dénonce encore, dans une publication Twitter, le « greenwashing » hypocrite pratiqué par les grandes marques : « Beaucoup donnent l’impression que l’industrie de la mode commence à prendre ses responsabilités, en dépensant des sommes délirantes pour des campagnes se présentant comme ‘durables’, ‘éthiques’, ‘vertes’, ‘climatiquement neutres’ ou ‘équitables’. Mais soyons clairs : il ne s’agit quasi toujours que de pur greenwash ».

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Ce coup de gueule n’a rien d’un hasard, il coïncide avec l’alarmant sixième rapport du GIEC sur la situation climatique, qui craint une hausse des températures très inquiétante à l’horizon 2100 si la planète ne réduit pas drastiquement les émissions de CO2.

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