Juillet sans plastique, un mouvement pour nettoyer les mauvaises habitudes

Le plastique s'accumule, et la planète subit les conséquences | © Belga / AFP PHOTO / ISHARA S. KODIKARA

Environnement & Animaux

Après la Tournée Minérale en février et les Jours Sans Viande en mars dernier, place à « Juillet sans plastique ». Le principe : bannir de son quotidien les produits en plastique à usage unique, tels que les bouteilles et les emballages. 

Lancée en Australie, l’initiative fait des émules, et rassemble près d’un million de personnes originaires de 130 pays. Avec des arguments percutants pour inviter d’autres à rejoindre le mouvement : « le plastique n’est pas biodégradable, ce qui en fait de la pollution permanente, d’autant que c’est un matériau qui est rarement recyclé. La plupart du temps, les déchets plastiques finissent dans l’océan, où les scientifiques estiment qu’il y aura d’ailleurs plus de plastique que de poisson en 2050. Ce qui contribue notamment à transformer la chaîne alimentaire, puisque les plastiques se retrouvent partout et son malencontreusement ingérés par des animaux, or ces produits sont porteurs d’énormément de produits chimiques ».

Lire aussi > Plastique dans le sel : le goût amer de la pollution des océans

Adapter ses habitudes

La solution pour éviter que les dégâts ne se propagent : éliminer autant de plastique possible de son quotidien. Par exemple, en refusant systématiquement les sachets en plastique, mais aussi en réduisant son utilisation (recharger des récipients plutôt qu’en acheter de nouveaux) ou en recyclant ce qui ne peut pas être évité. Un mode de vie que certains adoptent toute l’année.

Zéro déchet

Parmi les prêtresses du mouvement, Béa Johnson, auteure du livre Zéro Déchet, et environnementaliste engagée : là où un ménage américain moyen produit une tonne de déchets par an, sa famille, elle, se limite à un kilo seulement. En Belgique, la tendance est malheureusement inverse : alors que 243 790 tonnes de déchets plastiques avaient été générés en 2000, en 2014, les Belges avaient généré 329 130 tonnes de déchets. Heureusement, les initiatives se multiplient, à l’image de boutiques telles que L’Entre-Pot à Liège ou La Petite Constance à Tournai, qui font le pari du zéro déchet. Rappel si besoin en est que vu l’état actuel de la planète, le plastique, c’est tout sauf chic.

CIM Internet