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Un iceberg géant, soixante fois plus grand que Paris, s’est détaché de l’Antarctique

Vue aérienne de Larsen C le 10 novembre 2016. | © AFP PHOTO / NASA's Goddard Space Flight Center / HO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT AFP PHOTO /NASA's Goddard Space Flight Center

Environnement & Animaux

Un iceberg de mille milliards de tonnes s’est formé après s’être détaché en Antarctique.

Un iceberg de mille milliards de tonnes, l’un des plus gros jamais vus, vient de se former après s’être détaché d’un bloc de glace sur le continent Antarctique, ont annoncé ce mercredi 12 juillet des chercheurs de l’Université de Swansea, au Royaume-Uni. « Le vêlage [la séparation] s’est produit entre lundi et mercredi », précisent les scientifiques, qui surveillaient l’évolution de ce bloc de glace de 5800 km2 (soit 55 fois la surface de Paris, ou les deux tiers de la Crète).

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Aucun impact sur le niveau des océans

Épais de 350 mètres, l’iceberg, qui sera probablement baptisé « A68 », n’aura pas d’impact sur le niveau des océans car il flottait déjà sur l’eau. Il faisait partie d’une gigantesque barrière de glace nommée « Larsen C » qui, à l’ouest de l’Antarctique, retient des glaciers capables de faire gagner dix centimètres aux mers du monde. Privée de cet énorme pan de glace, Larsen C est de fait « potentiellement moins stable », ont expliqué les chercheurs.

Une crevasse gagnant 18 kilomètres en un mois

Au final, Larsen C pourrait ainsi suivre l’exemple de Larsen B, une autre barrière de glace qui s’était désintégrée de façon spectaculaire en 2002 au terme du même processus, sept ans après le vêlage d’un iceberg. Larsen C était fissuré depuis des années par une gigantesque crevasse, qui s’est encore allongée de manière spectaculaire ces derniers mois, gagnant jusqu’à 18 kilomètres durant le seul mois de décembre. Début juillet, le futur iceberg n’était ainsi plus relié au continent Antarctique que sur cinq kilomètres.

La formation des icebergs est un processus naturel, que le réchauffement de l’air comme des océans contribue cependant à accélérer, soulignent les scientifiques. L’Antarctique est une des régions du monde qui se réchauffent le plus rapidement.

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