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À partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit car elle a consommé toutes ses ressources annuelles

À partir d'aujourd'hui, l’humanité vit à crédit car elle a consommé toutes ses ressources annuelles

Ce jour avait été atteint le 29 juillet l'année dernière et le 22 août en 2020. | © Unsplash / Casey Horner

Environnement & Animaux

La Belgique avait déjà atteint son propre « jour de dépassement » le 26 mars dernier.

 

Le « jour du dépassement de la Terre », qui marque la date symbolique à laquelle l’humanité a déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an, tombe à nouveau plus tôt cette année, indique l’ONG WWF-Belgique mercredi. À partir de ce 28 juillet, les humains vivront donc à crédit.

L’organisation déplore que l’humanité continue de creuser son déficit écologique annuel. Cette année, il s’agit même du déficit le plus important depuis que le monde est entré en phase de dépassement écologique au début des années 1970, selon les estimations de l’ONG Global Footprint Network et de ses partenaires universitaires qui participent à l’analyse.

De plus en plus tôt

Ce jour avait été atteint le 29 juillet l’année dernière et le 22 août en 2020, un recul dû au ralentissement de la consommation des ressources pendant la pandémie de coronavirus. La Belgique avait déjà atteint son propre « jour de dépassement » le 26 mars dernier. « Ce qui signifie que si le monde entier vivait comme les Belges, nous aurions besoin de plus de quatre Terres », alerte l’ONG.

Lire aussi > Jour de dépassement des ressources de la planète : Comment renverser la tendance ?

Elle rappelle qu’il est urgent de prendre des mesures structurelles afin de réduire l’empreinte écologique humaine. L’organisation plaide pour un changement des modes de consommation et des processus de production. « Chaque année, nous abattons plus d’arbres qu’il n’en pousse et nous émettons plus de gaz à effet de serre que ce que nos forêts et nos océans sont capables d’absorber », explique WWF-Belgique. « Nous imposons donc à la planète un rythme qu’elle ne peut supporter. »

D’après les données actuelles, pour maintenir le rythme actuel de consommation des ressources, l’humanité aurait besoin de 1,75 fois la capacité biologique de la planète.

Avec Belga

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