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Plus de 41 000 espèces animales sont menacées d’extinction

Le panda roux fait partie de ces espèces menacées. | © Belga

Environnement & Animaux

L’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) dresse un constat glaçant.

 

Depuis des années, l’UICN publie des études et constats par rapport à la protection animale et végétale, et influe à la manière d’un lobby sur les décisions politiques des pays pour oeuvrer à la protection de l’environnement. Sur sa liste rouge des espèces menacées, cette organisation non gouvernementale recense pas moins de 150.000 espèces végétales et animales. Elle les étudie, et surveille leur évolution dans leur milieu naturel.

Le constat formulé sur ces 150.000 espèces est que plus de 41.000 d’entres-elles sont menacées d’extinction (soit 28% des espèces évaluées). On compte dans ces 41.000 espèces : 41% des amphibiens, 38% des requins et des raies, 27% des mammifères ou encore 33% des coraux. C’est énorme. Et si l’on en croit les données de l’UICN, les espèces non-évaluées sont aussi extrêmement touchées.

Les espèces non-évaluées ne se portent pas mieux

L’humain ne connait pas encore tous les être vivants qui composent cette planète. Et il ne peut pas estimer avec précision l’état de conservation de tous les êtres qu’il connait. Comme nous l’avons dit, l’UICN publie des données sur 150.000 espèces connues. Mais il en existe d’autres. Attention, les chiffres donnent le vertige.

Actuellement, les scientifiques ont découvert l’existence de 2 millions d’espèces. Mais une étude scientifique très populaire estime le nombre d’espèces sur terre à 8,7 millions (sans compter les bactéries trop compliquées à compter). Les scientifiques de l’UICN disposent donc de données sur approximativement 7,5% des espèces découvertes. Qu’en est-il des 92,5% des espèces restantes ?


Et bien, selon une étude publiée par Communications Biology, plus de la moitié des espèces dont le statut de conservation ne peut être évalué, à cause d’un manque de données, sont menacées d’extinction. « Nous voyons qu’à travers la plupart des zones terrestres et côtières à travers le monde, le taux d’extinction pourrait être plus élevé en incluant les espèces pour lesquelles nous manquons de données » , s’inquiète l’auteur principal de l’étude, Jan Borgelt, auprès de l’AFP.

Le point positif dans tout cela, c’est que cette analyse très dramatique peut aider l’UICN à développer une stratégie concernant les espèces sous-évaluées. Les données scientifiques très alarmantes et qui ne cessent de s’enchainer chaque année peuvent au moins nous faire prendre conscience qu’il faut agir. Et que tout petit geste est déjà possible, à n’importe quelle échelle.

Le WWF donne quelques conseils pour agir dans son quotidien pour protéger les espèces menacées. 

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