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Le trou dans la couche d’ozone se résorbe et c’est (en partie) grâce à vous

Le trou dans la couche d’ozone se résorbe et c'est (en partie) grâce à vous

Une bonne nouvelle... mais il faut tout de même rester prudent. | © Pexels / Marek Piwnicki

Environnement & Animaux

Enfin une bonne nouvelle en matière d’écologie.

 

La couche d’ozone, qui protège la Terre de radiations solaires dangereuses, est « en bonne voie » pour se reconstituer d’ici 40 ans. Cette bonne nouvelle a été annoncée dans un rapport scientifique publié sous l’égide de l’ONU ce lundi 9 janvier 2023.

« L’élimination progressive de près de 99% des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et a contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil », notent ces experts. Dans les années 70 et 80, ces gaz néfastes pour la couche d’ozone étaient encore très présents dans les produits du quotidien comme les réfrigérateurs, les climatiseurs ou encore les aérosols, comme le précise le HuffingtonPost. En 1987, une trentaine d’États signent le Protocole de Montréal, ce qui va faire drastiquement chuter la consommation dans le monde des chlorofluorocarbures (CFC). Une mesure qui a eu des effets directs sur la couche d’ozone, permettant sa résorption.

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« Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou dans la couche d’ozone) d’ici environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde », indique l’ONU Environnement.

En 2016, l’accord de Kigali a aussi prévu l’élimination progressive des hydrofluorocarbones (HFC), gaz extrêmement nocifs pour le climat utilisé dans les réfrigérateurs et climatiseurs. Si l’accord est respecté, il pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial d’ici 2100, ont déjà estimé les experts.

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Une évolution encore fragile

Toutefois, les scientifiques se sont aussi penchés pour la première fois sur les potentiels effets sur l’ozone de projets de géo-ingénierie destinés à limiter le réchauffement climatique, mettant en garde contre leurs effets indésirables.

L’idée serait d’ajouter intentionnellement des aérosols dans la stratosphère pour ainsi renvoyer une partie des rayons du soleil. Un de ces projets consisterait à injecter des milliards de particules de soufre dans la couche supérieure de l’atmosphère. Une injection de particules dans l’atmosphère « pourrait avoir pour conséquence une grave baisse du niveau de l’ozone », met en garde John Pyle, cop-président du panel scientifique qui travaille sur l’ozone pour le compte de l’ONU. « Il y a beaucoup d’incertitudes », selon lui.

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