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Dès mercredi, l’humanité vivra à crédit

Il faudrait 1,7 Terre pour satisfaire aux besoins des humains. | © Flickr @ World Bank Photo Collection

Environnement & Animaux

Ce mercredi, nous aurons consommé l’entièreté des ressources naturelles que la planète peut produire en une année. Un « jour du dépassement » qui intervient chaque année de plus en plus tôt.

Il n’y a pas si longtemps encore, en 1961, la terre était excédentaire, et pouvait se targuer d’avoir en stock un quart de ses réserves intouchées. Une tendance qui s’est inversée dans les 70s, pour ne plus jamais revenir. Depuis le début des années 70, la terre est déficitaire, et la date du dépassement survient chaque année plus tôt. En 1985, ainsi, elle tombait le 5 novembre. En 2016, l’humanité a vécu à crédit à partir du 8 août.

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Une dette dangereuse

Cette année, le couperet tombe le 2 août : il aura donc fallu 7 mois seulement à l’humanité pour consommer l’entièreté des ressources que la Terre peut produire en un an. Ce qui veut dire, concrètement, que jusque fin 2017, nous allons devoir surexploiter les écosystèmes terrestres pour pouvoir continuer à boire, manger et nous chauffer. Une vie à crédit qui compromet chaque année un peu plus la capacité de régénération des écosystèmes.

Toujours plus vite

C’est le Global Footprint Network qui calcule le jour du dépassement sur base de milliers de données fournies par les Nations Unies, qui permettent une comparaison de l’empreinte écologique de l’homme avec la biocapacité de la planète. Des calculs qui révèlent que l’humanité consomme 70% de plus que les ressources terrestres disponibles, notamment en abattant les arbres plus vite qu’ils ne poussent et en rejetant plus de carbone dans l’atmosphère que les forêts et les océans ne peuvent en absorber.

Consommations inégales

Parmi les mauvais élèves, on retrouve en tête du classement les habitants de l’Australie et des Etats-Unis. Il faudrait respectivement les ressources de 5,2 et 5 Terres si toute la population mondiale vivait et consommait à leur rythme. Il ne faudrait par contre que 60% des ressources utilisées actuellement si la consommation mondiale se calquait sur celle des Indiens.

 

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