La Minute Sauvage : un blog plus vrai que nature

La Minute Sauvage : un blog plus vrai que nature

Vidéo Environnement & Animaux

Nouveau venu parmi les YouTubeurs belges, Thomas Jean nous emmène à la rencontre de la faune locale.

Thomas Jean est photographe amateur depuis une dizaine d’années, apprenti-vidéaste depuis bientôt trois ans et à travers son objectif, il a décidé de nous emmener au cœur de la Belgique sauvage. C’est dans cette idée que début 2017, il commence à travailler sur une web-série, La Minute Sauvage. Dans celle-ci, il se fait guide nature à travers la Belgique et ses alentours.

Cette aventure d’un nouveau type, le photographe et vidéaste amateur l’aborde avec décontraction : « Il y a six-sept mois, j’ai eu à disposition du matériel vidéo de qualité et comme j’ai l’habitude de me balader en forêt, j’ai décidé d’aller filmer les animaux et de commenter mes observations » explique-t-il. Un projet pilote sur la Forêt de Soignes plus tard, l’épopée de La Minute Sauvage commence. Sur conseil de sa compagne, il décide de ne pas garder ses vidéos pour lui et même d’en réaliser d’autres. « Ensemble, on a réfléchi à un concept, à une idée, elle a créé le logo », raconte le réalisateur. Chez nos voisins français, allemands et néerlandais, il existe déjà des chaînes dans le style de celle de Thomas : « Avec une chaîne YouTube, je vais pouvoir faire des liens dans la communauté, faire des ponts et peut-être aller pouvoir observer des loups en Allemagne ou des ours dans les Pyrénées ».

La forêt comme si on y était

Á partir du 1er septembre, et ce, au rythme d’un épisode toutes les trois semaines, Thomas nous embarque dans ses virées à la rencontre des bêtes parfois surprenantes de notre plat pays. Au programme des trois premiers épisodes, d’élégantes créatures parmi lesquelles des chevreuils, des mouflons de Corse et une harde de biches. Mais comment devient-on aussi fin connaisseur de la faune belge ? : « Les animaux sauvages, c’est quelque chose qui m’intéresse depuis tout petit. En fait dans la famille, on est très nature. J’ai appris à reconnaître les animaux et à connaître les noms très jeunes grâce à mon grand-père, mon père et mon frère et donc déjà avant de faire de la photo, j’étais un observateur assidu des animaux », raconte l’apprenti-vidéaste.

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C’est certainement ce qui rend les prises de vues dont on peut déjà se délecter sur son profil Instagram et sa page Facebook si immersives. Un peu comme si en capturant ces silhouettes sauvages avec son appareil photo, il parvenait à les dompter. Et c’est exactement l’effet escompté : « Mon objectif principal est de faire voyager les spectateurs, de leur faire découvrir des animaux dont ils ne connaissent pas forcément l’existence ici en Belgique ». Mais ce n’est pas tout. Avec sa série, Thomas espère aussi sensibiliser le public, montrer qu’il est possible d’observer des animaux sauvages en pleine liberté dans des espaces ouverts, depuis des chemins de promenade : « Ça me permet de passer le message que la nature et le monde sauvage sont fragiles qu’il faut prendre des précautions quand on va se balader ». Et puis « qu’il ne faut pas être un ranger ou se promener dans le fin fond des Ardennes pour voir une biche, un mouflon ou un castor ».

Ville sauvage, faune citadine

« Je parle de la nature sauvage en rase campagne, en plein milieu des Ardennes, dans les polders du nord du pays, mais aussi des animaux qui vivent en ville », précise Thomas. Il est Bruxellois et n’a pas manqué l’opportunité de réaliser quelques épisodes sur les espèces exceptionnelles qui ont élu domicile au cœur de la commune de Schaerbeek. « J’ai suivi les faucons qui vivent sur la maison communale et une famille de renard qui a un terrier juste à côtés de chez moi ». La Minute Sauvage, c’est donc aussi l’idée de pouvoir observer la vie sauvage partout : bien informé, on se rend compte qu’on peut observer plein d’animaux un peu rares tels que des faucons pèlerins ou des éperviers d’Europe en plein centre-ville.

Forêt de Soignes + jumelles + phone = chevreuil ❤️

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Tuto : Observer le monde sauvage lors d’une simple promenade

Notre pays recèle d’une nature foisonnante et parfois insoupçonnée un trésor naturel qu’il est bien de préserver. Pour cela, Thomas Jean nous livre quelques conseils :

– Se renseigner sur les animaux qu’on veut observer (leurs habitudes, leur environnement, leur comportement et leur régime alimentaire) pour connaître les horaires auxquels on peut les observer.
– Acheter le matériel nécessaire à l’observation (dans un premier temps, une paire de jumelles suffit largement).
– Repérer les endroits au préalable et s’y rendre en fonction des informations qu’on a recueilli (à savoir s’il faut y aller tôt le matin, en fin de journée, le soir ou la nuit).
– Éviter de sortir des sentiers pour ne pas déranger la faune.
– Observer, avoir un œil partout, être attentif et éviter de faire du bruit et des gestes brusques.
– Si les risques sanitaires ou de morsure sont minimes, mais il faut évidemment éviter de toucher un animal sauvage.

Eloïse Roulette

CIM Internet