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Exploitation minière de l’Amazonie : Le Brésil fait marche arrière

Greenpeace avait manifesté contre cette décision le 27 août dernier. | © AFP PHOTO / Apu Gomes

Environnement & Animaux

C’est une victoire pour les activistes. Le Brésil ne va plus sacrifier des milliers d’hectares de forêt amazonienne pour l’exploitation minière.

Le gouvernement du Brésil, cible de vives critiques à l’intérieur du pays comme à l’étranger, a fait marche arrière et annoncé lundi qu’il annulait le décret autorisant l’exploitation minière d’une gigantesque réserve d’Amazonie par des compagnies privées.

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La présidence va publier mardi un nouveau décret qui « rétablit les conditions de la zone, conforme au document qui a créé la réserve en 1984« , a indiqué le ministère des Mines et de l’Energie (MME) dans un communiqué. « Le pays doit croître et créer des emplois, attirer des investissements dans le secteur minier, notamment pour exploiter le potentiel économique de la région« , poursuit néanmoins le ministère.

Plus grande que le Danemark

Le décret qui a déclenché la controverse, signé le 23 août par le président conservateur Michel Temer, visait à supprimer la Réserve nationale de cuivre et associés (Renca), d’une superficie de 47 000 km2, soit plus grande que la surface du Danemark, située dans la jungle amazonienne des États du Para et de l’Amapa (nord).

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La réserve de Renca recèle d’importants gisements d’or, de fer, de cuivre ou de manganèse. Des minerais pratiquement inexploités jusqu’à présent, dans la mesure où le statut de réserve limitait cette activité à des entreprises publiques.

Victoire de l’opposition

Les critiques avaient immédiatement fusé au Brésil et à l’étranger, les opposants au décret expliquant que l’exploitation privée de cette réserve allait aggraver la déforestation et le recul de la biodiversité tout en nuisant aux ethnies indigènes. Cette réserve comprend entre autres neuf zones protégées en raison de la richesse de sa biodiversité, ainsi que des territoires des tribus indiennes Aparai, Wayana et Wajapi. Des ONG de défense de l’environnement, des partis politiques, des célébrités comme le mannequin brésilien Gisele Bundchen ou l’acteur américain Leonardo DiCaprio et jusqu’au clergé catholique étaient montés au créneau.

(Avec Belga)

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