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Quand le réchauffement climatique pousse L.A. à se débarrasser de ses palmiers

Le symbole de la Cité des Anges | © Facebook @ Jozef Hoflehner

Environnement

Paris a sa Tour Eiffel, New-York, sa statue de la liberté, et Los Angeles, ses palmiers. Une végétation emblématique appelée à disparaître face aux ravages d’un champignon mortel et du réchauffement climatique. 

Leurs silhouettes graciles et le délicat ballet de leurs feuilles longilignes sont indissociables de la Cité des Anges, où ils font autant partie du paysage que de l’image de la ville. Et pourtant, les palmiers de Los Angeles pourraient bientôt appartenir au passé. En cause, un champignon sans pitié du nom de Fusarium, qui ravage les palmiers du sud de la Californie. Et si Los Angeles compte actuellement 75 000 palmiers, ceux qui seront victimes du champignon mortel ne seront vraisemblablement pas remplacés.

Iconiques mais inutiles

Ainsi qu’Elisabeth Skzrat, responsable urbanisme, l’a expliqué au Guardian,

Même si les palmiers sont décoratifs et iconiques, Los Angeles doit faire face à de plus en plus de vagues de chaleur. Il est donc important que nous plantions des arbres qui produisent suffisamment d’ombre pour protéger les gens et rafraîchir la ville

Le réchauffement climatique a en effet modifié le climat de la Californie, qui devrait voir sa température moyenne augmenter de 5 degrés d’ici à 2050 tandis que le nombre de jours caniculaires triplerait.

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Facebook @ Aztec

Comme le souligne Leon Borondinsky, chargé par la ville de Los Angeles de soigner les palmiers, « ils s’apparentent davantage à de l’herbe qu’à des arbres, puisqu’ils ne filtrent pas le CO2 et ne combattent pas la pollution. En ville, ils étouffent à petit feu ». Sans eux, pourtant, c’est tout un pan de l’histoire de la ville qui va partir en fumée.

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