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Quand le Chili vole au secours de la macha, mollusque star de sa cuisine

Un pêcheur de machas à la plage de La Serena au Chili. | © BELGA/AFP PHOTO/Martin BERNETTI

Environnement & Animaux

La macha, -à ne pas confondre avec le thé matcha-, est un mollusque et surtout la vedette d’un des plats préférés des Chiliens. Et il est désormais en danger après avoir été surexploité, à tel point que les autorités locales viennent de limiter drastiquement sa pêche afin de la sauver.

 

De la petite taverne de bord de mer au restaurant le plus huppé de la capitale Santiago, au Chili, la carte inclut généralement les machas à la parmesane, une recette prisée des habitants dans laquelle le mollusque, semblable à une palourde, baigne dans du fromage fondu. Mais sa popularité est justement ce qui menace la survie de cette espèce présente uniquement au large du Chili et du sud du Pérou. « Les machas ont quasiment disparu au Chili, hormis dans cette zone de préservation, où l’on prend soin d’eux depuis des années », explique à l’AFP Franklin Zepeda, président du syndicat de pêcheurs de San Pedro, à La Serena (nord).

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Dans ce petit port, situé dans la région de Coquimbo, on pratique une pêche sélective : seuls 175 pêcheurs (dont 50 femmes) travaillent sur cette zone. Grâce à cette politique attentionnée, les pêcheurs de San Pedro ont permis que la population de machas se maintienne et que les prix à la vente grimpent. Mais ailleurs dans le pays, tout le monde n’a pas pris ces précautions, poussant le gouvernement à imposer en août, et pour cinq ans, un moratoire qui impose une pêche sélective sur les côtes des régions du centre du Chili (Valparaiso, O’Higgins et el Maule).

À San Pedro, chaque jour une dizaine de femmes « macheras » se lancent dans l’eau en quête du précieux butin. Des groupes d’hommes s’immergent aussi, malgré vents et marées, pour pêcher le mollusque marin bivalve. La technique est ancienne et rudimentaire : reliés au sable de la plage par une lourde ceinture de plomb, les pêcheurs défient les vagues pour déterrer à mains nues les machas qu’ils ont d’abord repérées avec leurs pieds déchaussés.

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L’expérience est essentielle pour faire un bon « machero ». Ainsi qu’une bonne dose de courage, pour affronter les eaux gelées du Pacifique pendant l’hiver austral (juin-septembre). Une fois sorties de l’eau, les machas sont envoyées vers le centre de production géré par l’association de pêcheurs, pour y être traitées et être envoyées pour certaines à la coopérative locale qui les décline en différents plats.

 

(Avec Belga)

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