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Catastrophe naturelles et déplacés climatiques : la loi du plus faible

Au total, pour la seule année 2016, 23,5 millions nouveaux déplacés climatiques ont été recensés. | © AFP PHOTO/ Munir uz ZAMAN / AFP PHOTO / MUNIR UZ ZAMAN

Environnement

À quelques jours de la COP23 qui se tiendra du 6 au 17 novembre en Allemagne, Oxfam tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur le sort des déplacés climatiques.

Les populations à faible revenu et des pays à revenu intermédiaire encourent cinq fois plus de risques d’être déplacées et de devoir quitter leur foyer, du fait de catastrophes climatiques, que les habitants de pays à revenu élevé, affirme une analyse de l’ONG Oxfam publiée jeudi.

Premières victimes, derniers responsables

Les femmes, les enfants, les peuples autochtones et d’autres groupes vulnérables sont, de plus, touchés de façon disproportionnée par ces catastrophes climatiques, qui peuvent prendre la forme d’inondations, de montée des eaux, de tempêtes ou encore longues et intenses périodes de sécheresse.

« Les personnes les moins responsables du changement climatique en sont les premières victimes, alors même qu’elles ont les ressources les plus faibles pour faire face à ces nouvelles réalités. L’incidence et l’impact disproportionnés des déplacements climatiques sont au cœur du cercle vicieux des inégalités: ils en sont une conséquence et viennent les renforcer », pointe Oxfam dans son rapport publié à quelques jours de la COP23, qui se tiendra du 6 au 17 novembre à Bonn (Allemagne).

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Oxfam évalue en moyenne à 21,8 millions par an, sur la période 2008-2016, le nombre de personnes déplacées à la suite d’événements climatiques extrêmes et soudains. Une grosse majorité de ces personnes vivent donc dans des pays en voie de développement.

Des millions de déplacés

Pour la seule année 2016, 23,5 millions nouveaux déplacés climatiques ont été recensés au total et Oxfam estime que ces chiffres officiels sont en dessous de la réalité « puisque les personnes qui fuient les sécheresses et l’élévation du niveau de la mer ne sont pas comptabilisées. »

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Dans ce contexte, l’ONG de coopération au développement plaide pour un effort accru de réduction de la pollution climatique mondiale, conformément à l’objectif d’une limitation du réchauffement mondial à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Oxfam recommande également d’aider les communautés à renforcer leur résilience aux conséquences négatives du changement climatique qui ne peuvent plus être évités.

– Avec Belga

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