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Quand Brigitte Bardot s’attaque à Donald Trump

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Selon Brigitte Bardot, Trump est "inapte à gouverner". | © Christophe Morin/IP3/MAXPPP

Environnement

« Meurtrier », « honteux », « cruel »… Scandalisée par la dernière décision du gouvernement américain, Brigitte Bardot ne mâche pas ses mots à l’égard de Trump et de sa politique.

Cela fait un peu plus de 24 heures que l’administration Trump a annoncé vouloir ré-autoriser l’importation de trophées d’éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie. Une décision qui s’attaque une nouvelle fois à l’héritage de Barack Obama, qui avait interdit cette pratique en 2014 et qui a provoqué une avalanche de critiques de la part des citoyens et des associations de défense des animaux, aux États-Unis et dans le monde entier. Parmi elles, la lettre de Brigitte Bardot qu’elle adresse au président américain, par le biais de sa fondation, vendredi 17 novembre. Et elle n’a pas été tendre.

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« Votre dernier acte meurtrier supprime l’interdiction par les États-Unis d’importer des ‘trophées’ d’éléphants abattus pour le sport. C’est une décision cruelle soutenue par le dictateur fou du Zimbabwe et elle confirme le pouvoir malade et mortel que vous avez sur tout le règne végétal et animal », écrit-elle d’emblée en faisant référence aux autres décisions du président à l’encontre de la protection des animaux. « Aucun despote dans le monde ne peut prendre la responsabilité de tuer des espèces aussi vieilles et qui font partie de l’héritage mondial de l’humanité. L’éléphant est un animal unique, magique, sacré, vénéré et protégé », plaide Brigitte Bardot avant de conclure : « vos décisions honteuses confirment les rumeurs selon lesquelles vous êtes inapte à gouverner ».

Décision gelée

Le président Donald Trump semble avoir tenu compte du tollé quasi-unanime contre sa décision puisqu’il a annoncé sur Twitter vendredi soir le « gel de la décision sur les trophées le temps qu'(il) vérifie les faits sur la conservation », promettant de donner « rapidement » des nouvelles. « Le président et moi avons parlé et nous pensons tous les deux que la conservation et des populations (d’animaux) en bonne santé sont essentiels. Par conséquent (…), la délivrance de permis est gelée pendant que la décision est passée en revue », a abondé dans un communiqué Ryan Zinke, ministre des Ressources naturelles.

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