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Arctique : Des touristes font la rencontre unique de 200 ours polaires agglutinés sur une île

200 ours polaires sur la carcasse d'une baleine échouée, sur l'île de Wrangel, à l'extrême-orient russe. | © AFP

Environnement

Sur l’île de Wrangel, les ours polaires restent en moyenne un mois de plus qu’il y a vingt ans. Un nombre « anormalement élevé » selon les observateurs.

Ils auraient presque cru à un mirage en plein océan Arctique. À bord d’un bateau leur faisant une visite du nord-est de la Sibérie, des touristes ont été témoins d’une rencontre hors du commun.

Alors qu’ils pensaient apercevoir à l’horizon de petits blocs de banquise, le groupe de touriste s’est finalement rendu compte qu’il assistait à un rassemblement d’ours polaires. Massés autour de la carcasse d’une baleine échouée sur la rive, 200 ours polaires étaient rassemblés sur l’île de Wrangel, dans l’extrême-orient russe.

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Selon Alexandre Grouzdev, le directeur de la réserve naturelle de l’île, le groupe d’ours comprenait de nombreuses familles, dont deux mères suivies chacune par quatre oursons. « Nous étions tous estomaqués », raconte l’un des témoins de cette rencontre qualifiée « d’unique ».

© Max STEPHENSON / AFP Photo

Situation anormale

Bien que la rencontre soit grandiose, elle n’est toutefois pas si positive. D’après les scientifiques, elle illustre avant tout les conséquences du réchauffement climatique. En effet, si les populations d’ours polaires de l’Arctique sont amenées à rester sur la terre ferme, c’est en raison de la fonte des glaces elle-même causée par la hausse des températures.

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Alors que les ours viennent chaque année sur l’île de Wrangel (située dans la mer des Tchouktches) entre les mois d’août et de novembre, ils tendent à prolonger de plus en plus leur séjour ainsi qu’à se rapprocher des villages alentours. Comme le précise à l’AFP Eric Regehr, spécialiste de l’université de Washington, les ours polaires passent aujourd’hui en moyenne un mois de plus sur l’île qu’il y a vingt ans. Il s’inquiète notamment du nombre « anormalement élevé » d’ours recensés cet automne : 589, à savoir plus du double des estimations précédentes.

© Max STEPHENSON / AFP Photo
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