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La découverte d’un homard tatoué du logo Pepsi ravive les craintes sur la pollution océanique

Une pêcheuse canadienne a découvert un homard aux couleurs de la célèbre marque Pepsi. | © Karissa Lindstrand

Environnement

Après la découverte d’un homard translucide dans la province canadienne du Nouveau-Brunswick, un homard aux couleurs de la marque Pepsi vient d’être pêché.

 

Pêché dans les eaux au large de l’île du Grand Manan, un homard tatoué aux couleurs de la marque Pepsi Cola n’a pas laissé indifférent les pêcheurs du coin.

Alors qu’elle attachait à l’élastique les pinces de ses homards, Karissa Lindstrand est tombée nez à nez avec une espèce pas comme les autres. Cette pêcheuse canadienne a tout de suite reconnu le logo d’un soda qu’elle affectionne tout particulièrement. Habituée à consommer douze canettes de Pepsi par jour, Karissa a rapidement fait le lien entre le homard et cet étrange tatouage. « Je me suis dit : Oh, c’est une canette de Pepsi », raconte-t-elle dans le Guardian. « On aurait dit que le logo avait été imprimé sur la pince du homard ».

Découverte sans précédent

Elle, autant que son équipage, n’avait jamais vu une chose pareille. Plus d’une semaine après la découverte datant du 21 novembre, on tente toujours d’expliquer l’origine de ce fait étrange qui ravive les craintes sur l’ampleur de la pollution océanique. Si d’aucuns pensent que le crustacé aurait pu grandir à côté d’une canette au fond de l’océan, d’autres spéculent que les couleurs de la canette se seraient simplement imprimées sur la pince du homard. Mais Karissa Lindstrand avance une autre hypothèse. « L’image sur la pince était pixelisée », a-t-elle affirmé, suggérant qu’elle ne pouvait pas provenir d’une canette. Pour elle, le logo semblerait provenir d’une image imprimée sur un papier qui se serait détérioré dans l’océan. « J’essaye toujours de comprendre ce que c’est exactement », a-t-elle déclaré.

Interrogé par Radio-Canada, le directeur de la conservation marine au Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick Matthew Abbott dit ne jamais avoir vu une image aussi nette sur un animal marin. Pour lui, l’animal vivait manifestement dans un endroit infesté de déchets, même en eaux profondes.

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Un constat qui ramène à une conclusion de plus en plus alarmante : la présence excessive de déchets au fond de l’océan. Avec 5 à 13 millions de tonnes de déchets jetés dans les grandes eaux, la pollution plastique fait désormais figure de septième continent. Au point que ses habitants ont même pris goût au plastique. Pour Karissa Lindstrand, cette découverte est significative de l’impact de la pollution sur les êtres qui peuplent les océans. « On ne les voit pas flotter autour de nous quand nous sommes à la surface de l’eau », explique-t-elle. « Mais je vois des choses le long des rivages, des débris qui finissent sur les plages ou sur les flancs des falaises ».

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