Paris Match Belgique

Artificiel ou naturel, quel sapin de Noël est le plus écolo ?

sapin noël

Et le bio ? | © Flickr/Mallory Dash

Environnement

Noël ne serait pas Noël sans le roi des forêts sous lequel déposer les cadeaux pour toute la famille. Mais pour des fêtes de fin d’année plus respectueuse de l’environnement, doit-on choisir un sapin artificiel ou naturel ?

Il trône dans le coin du salon, orné de guirlandes et de boules scintillantes. Le sapin de Noël est l’élément indispensable pour des fêtes traditionnelles réussies. De la décoration en famille à la vérification quotidienne de l’arrivée (ou non) des cadeaux, il joue un rôle crucial au même titre que la bûche et même le Père Noël. Si l’ananas reste le « sapin » le plus eco-friendly, la plupart des gens hésiteront toujours entre le sapin artificiel et le naturel. Les amateurs du premier présenteront toujours son avantage de pouvoir être réutilisé durant plusieurs hivers et ne provoque pas la coupe de vrais arbres. Mais est-ce suffisant pour respecter l’environnement ?

Lire aussi > Les 10 tendances à suivre pour une décoration de Noël chic et festive

La réponse est non. Le sapin éternellement vert doit sa couleur et sa ténacité à sa fabrication avec des matières non renouvelables comme le PVC, le plastique et l’aluminium. Produit à l’autre bout du monde, sa réutilisation ne compense pas le transport qu’il nécessite pour atterrir dans le salon. Au moment de s’en débarrasser, la seule solution est de l’incinérer. Pour contrebalancer ces impacts négatifs, un sapin artificiel devrait être utilisé au moins 20 ans. « Or, en moyenne, il n’est conservé que 6 ans », explique le site belge BeBiodiversity.

Lire aussi > Installer ses décorations de Noël avant tout le monde rendrait plus heureux

Mon beau sapin, roi des forêts

Contrairement au sapin artificiel, le vrai sapin provient de chez nous. La Wallonie est le deuxième producteur de sapins de Noël en Europe et utilise la plupart des parcelles inoccupées ou peu rentables à cet effet. Mieux vaut privilégier un arbre coupé et cloué sur un socle. « Ceux vendus avec une motte de terre contribuent à l’érosion du sol wallon tout comme ceux qui sont issus de cultures intensives », continue le site belge. Et le bio ? Si le secteur évolue, « il reste difficile de trouver un sapin ‘bio’ ou provenant d’une culture intégrée, sans pesticides ».

Pour les moins puristes, il est également possible de faire un sapin plus minimaliste à partir de matériaux de récupération, avec des planches en bois, des branches, des guirlandes ou simplement des boules de Noël. Pour trouver de l’inspiration, rien de mieux que Pinterest.

Lire aussi > Crèche, sapin ou marché de Noël : pourquoi a-t-on tant besoin des traditions ?

Et après les fêtes ?

Replanter son sapin, avec motte, est possible. Mais les chances de le voir reprendre vie après des semaines planté dans la maison sont minces. La meilleure solution, pas la plus populaire, reste de le déposer à un point de collecte pour qu’il soit composté et utilisé ensuite comme engrais naturel.

CIM Internet