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Furoshiki : l’emballage écolo qui fait aussi office de cadeau

Écolo et précieux, le furoshiki mérite de réintégrer la tendance. | © Flickr/Marie Anakee

Environnement

La technique japonaise du « furoshiki » revient en boutique et sous le sapin après des siècles d’absence au profit des emballages jetables et polluants.

Ça ressemble à s’y méprendre à une guerre nucléaire de papier glacé : au pied du sapin, passé minuit un soir de réveillon de Noël, le sol est inévitablement jonché d’emballages cadeau déchirés comme dans le pire cauchemar de tout fêtard un tant soit peu écolo. La scène de crime n’est pourtant pas inévitable. Bien sûr, il est possible de ne pas emballer du tout ses présents ou d’opter pour un journal de la veille, mais très franchement, ce n’est pas la solution la plus tendance.

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En revanche, le « furoshiki » – qui se rappelle à notre bon souvenir sur le site belge DKlikk – rassemble toutes les conditions pour s’afficher le soir de Noël : si joli qu’on le porterait, durable et réutilisable. Cette technique japonaise ne date pas d’hier, mais de bien avant : du 8ème siècle exactement, à l’époque Nara, où le Japon a élevé l’emballage au rang d’art, en utilisant des chutes de tissu précieux pour empaqueter des cadeaux tout aussi raffinés. On l’utilisait alors aussi de manière plus populaire pour transporter des vêtements ou son repas au sommet de sa tête. Mais après la seconde guerre mondiale et avec l’arrivée du « dieu plastique », le concept a été abandonné au profit de sacs jetables et polluants.

À porter et à recycler

Mais depuis quelques années, le ministère de l’environnement japonais tente de les remettre en vogue, avec le soutien d’associations écologistes et de chaines de magasins comme Lush, que l’on retrouve aussi en Belgique. L’entreprise de cosmétique faits main a depuis longtemps adopté le furoshiki, à tendance colorée et satinée, pour emballer ses produits. Lavables et résistants, ces emballages cadeau d’inspiration japonaises peuvent aussi être offerts comme de vrais cadeaux, en utilisant un foulard par exemple, ou se recycler en sac à provision ou porte-bouteille.

©Lush – Les furoshiki créés par Lush et signés Vivienne Westwood.

Pour emballer ses trésors, rien de plus simple : on découpe un carré dans un joli tissu usé, on ressort son bandana, on chine des textiles en seconde main ou dans les boutiques dédiées, ou on se rue chez Lush, dont la collection est impressionnante et qui sort régulièrement des éditions limitées – comme le foulard signé Vivienne Westwood en 2014.

En quelques vidéos YouTube, on prend le tour de main, et on se met à emballer tout ce qui nous passe sous la main, chat compris. Pour que cette année à Noël, pour une fois, l’emballage compte autant que le contenu.

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