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Muriel Robin : pourquoi elle n’a jamais fait son coming-out

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Muriel Robin et Anne Le Nen en janvier 2018. | © Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM

People et royauté

Muriel Robin parle à coeur ouvert de sa difficile réconciliation avec elle-même. 

Le 8 mars prochain, Muriel Robin et sa compagne Anne Le Nen seront sur les planches pour jouer « Les monologues du vagin »; une collaboration qui n’est pas accepté par tout le monde. « J’oserai même pas employer les mots qui sont employés à l’égard d’Anne et moi », a confié Muriel sur le plateau de « C à vous » après avoir lu sur Internet des commentaires homophobes sur leur duo. Elle en citait tout de même quelques-uns : « Comment deux grosses salopes comme vous, deux grosses gouinasses… »

Alors l’humoriste a décidé de parler avec honnêteté et sensibilité de son chemin pour accepter son homosexualité. Dans les colonnes du Monde, Muriel revient sur son enfance, sa féminité, sur ses parents et sa famille, mais aussi sur ce milieu où il est si difficile parfois de se faire une place. « Cela peut paraître bizarre, ce que je vais vous dire, mais je connais des acteurs homos qui le cachent, sinon on ne leur mettrait plus une femme dans les bras et ça compliquerait leur carrière. C’est peut-être la même chose pour une femme, surtout avec le physique que j’avais. Aujourd’hui, je suis plus moi-même, j’ai réussi à me trouver », confie-t-elle.

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« Je ne suis pas homo, je suis moi »

Avec le temps, Muriel a fait la paix avec elle-même. A tel point, qu’elle peut jouer « Les Monologues du vagin ». Chose impossible par le passé. « Comme je n’étais pas très bien dans mon homosexualité, je n’imaginais pas avoir des affiches dans Paris avec mon nom et le mot « vagin ». Je redoutais qu’en promo on me demande : « Alors vous, Muriel, en tant qu’homosexuelle, pourquoi Les Monologues du vagin ? » Ca faisait trop !, confesse-t-elle avec honnêteté. Quand j’entendais le mot homosexualité je devenais toute rouge, tellement j’étais mal à l’aise. Je le vivais très mal. Maintenant c’est fini, mais ça ne fait pas si longtemps que cela ». Car aujourd’hui, Muriel est très heureuse avec Anne. Une vie tranquille comme elle en a toujours rêvé. « Je ne suis pas homo, je suis moi, rétorque Muriel. Je n’ai pas à me justifier de ma vie, d’avoir été avec un homme avant d’être avec Anne. Je dois être bisexuelle, c’est pour cela que je n’ai jamais fait de coming-out. C’est ma normalité ». Le message est passé.

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