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Karl Lagerfeld : ce qu’il souhaite pour ses funérailles

Le Kaiser s'est livré sans détours au magazine Numéro | © Belga / Laurent Zabulon/ABACAPRESS.COM

People et royauté

Dans une interview accordée au magazine Numéro, Karl Lagerfeld s’est livré à cœur ouvert sur sa santé et ses dernières volontés.  

C’est sans doute l’une des figures les plus emblématiques de la fashion sphère. Ses lunettes noires et son look black and white sont devenus au fil des années iconiques. Aujourd’hui, à 84 ans, Karl Lagerfeld évoque sans tabou sa santé mais aussi ses funérailles, dans une interview confession accordée au magazine de mode Numéro. La vieillesse ? Pour le moment, le pape de la mode confie ne pas trop en souffrir. «J’ai fait toutes les analyses de la terre et ils n’ont rien trouvé. Rappelez-moi donc dans dix ans et on en reparlera».

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Sans langue de bois, le directeur artistique de la maison Chanel n’a également pas hésité à dévoiler ce qu’il souhaiterait pour ses obsèques. «Il n’y aura pas d’enterrement. Plutôt mourir. Depuis ces sombres histoires de la famille Hallyday, les obsèques à la Madeleine ont tout l’air d’une farce. J’ai demandé à ce que l’on m’incinère et que l’on disperse mes cendres avec celles de ma mère… et celles de Choupette [la chatte de Karl Lagerfeld, à qui il a décidé de léguer une grande partie de sa fortune], si elle meurt avant moi», répond le Kaïser lorsque l’on lui demande s’il souhaite des obsèques comme Johnny.

«Je ne suis jamais content de moi»

Soixante de carrière, trois marques (Chanel, Fendi et Karl Lagerfeld), des dizaines de défilés et un nombre incalculable de shootings : Karl Lagerfeld est un génie, une bête de travail. Pourtant, le créateur garde les pieds sur terre, en jonglant constamment d’une activité à une autre.  «En ce qui me concerne, je suis obligé de me réinventer sans cesse en passant d’une maison à l’autre, ce qui me permet aussi de voir ce qui se fait à côté. (…) Ce qui m’arrange, parce que sinon je m’ennuie», explique-t-il. Toujours à l’affut de nouveaux défis pour ne pas être blasé par son métier après tant d’années, Karl Lagerfeld explique ne jamais «tirer de satisfaction du métier qu’il exerce». «Je ne suis jamais content de moi», avoue-t-il. Et c’est d’ailleurs cette «insatisfaction» et ce «mécontentement» permanents qui le poussent, encore aujourd’hui à continuer de travailler. La retraite ? Très peu pour lui.

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