Paris Match Belgique

Patrick Poivre d’Arvor revient sur la disparition de sa fille Solenn

patrick poivre d'arvor

Patrick Poivre d'Arvor. | © MAXPPP

People et royauté

Invité de « 19h le dimanche » sur France 2 avec Thomas Sotto, Patrick Poivre d’Arvor est revenu sur la disparition de sa fille Solenn, qui a mis fin à ses jours en 1995. 

Patrick Poivre d’Arvor profite de sa nouvelle vie. Loin des « lumières » du « 20 heures » de TF1, le journaliste s’apprête à monter sur la scène du casino de Paris pour un spectacle musical « Patrick et ses fantômes ». Après la promotion de ce nouveau projet dans « 19h le dimanche » sur France 2, Patrick Poivre d’Arvor est revenu sur les moments clés de sa carrière de journaliste et de sa vie. Assis face à Thomas Sotto, l’ancien présentateur de TF1 a eu le choix de retourner plusieurs cartes. Sur l’une d’entre elles se trouvait le poème de Victor Hugo « Demain dès l’aube… », un texte écrit pour sa fille Léopoldine, qui est morte noyée à 19 ans. « J’adore ce poème (…) qu’il a écrit sept ans après la mort de sa fille Léopoldine, qui avait exactement l’âge de ma fille Solenn », explique PPDA. Solenn s’est battue de nombreuses années contre l’anorexie avant de mettre fin à ses jours en 1995.

Lire aussi > Patrick Poivre d’Arvor : retour en images sur ses rencontres les plus marquantes

Sur le plateau de France 2, le journaliste de 70 ans a raconté ses regrets de ne pas avoir pu aider sa fille. « Ce n’est pas dans l’ordre naturel des choses que les cadets partent avant les aînés et puis on devrait pouvoir les retenir », a-t-il expliqué. « J’ai été proche, très très proche d’elle, on se parlait, le week-end précédent on était encore à la neige ensemble, on devait partir le soir-même (…) rien ne le laissait pressentir, même si je la savais fragile », a-t-il encore dit, avant d’affirmer qu’il ne ressentait pas de « culpabilité ». « Ils partent parce qu’ils ont voulu partir. Et plus que ça, ils ont voulu se soustraire à la douleur qu’ils ont en eux. Ils ont juste voulu couper ce moment de douleur, ils n’ont pas voulu nous quitter ». Il a ensuite évoqué « la lettre bouleversante d’amour » que sa fille lui a laissé avant de mettre fin à ses jours et a dressé le portrait d’une jeune femme « passionnée par l’Afrique » qui adorait les voyages et qui voulait travailler dans l’humanitaire. « La vie, elle l’a aimée, profondément ».

Solenn m’a hanté.

Plus de 20 ans après la mort de sa fille, Patrick Poivre d’Arvor raconte toujours « beaucoup penser à elle ». « Au début elle m’a hanté et maintenant elle m’accompagne, je pense même qu’à un moment donné de ma vie elle m’a guidé, elle m’a poussé vers un chemin qui n’était pas tout à fait le mien », a-t-il encore confié. En 2004, la « Maison de Solenn » pour les adolescents a été ouverte à Paris. Des bourses Solenn ont également vu le jour pour aider la recherche à lutter contre l’anorexie.

CIM Internet