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Six ans après le scandale, Anne Sinclair brise son silence sur les infidélités de DSK

Six ans après les faits, Anne Sinclair aimerait laisser derrière elle le scandale qui lui a tant coûté; | © Belga

People et royauté

 En 2011, pour Anne Sinclair tout s’effondre. Son mariage, sa vie, son quotidien. Six ans après le scandale, Anne Sinclair s’est confiée dans les pages de Vanity Fair

«Un cauchemar», dit Anne Sinclair dans l’émission «Un jour, un destin», des mois après l’affaire DSK.Son mari, Dominique Strauss-Khan a eu un «comportement sot, stupide, incohérent», dit-elle. «Il était à la veille d’une élection. Je pense que c’est infantile, que ce n’est pas à la hauteur, ni de l’homme que je croyais qu’il était ni du destin qu’il ambitionnait». C’était la première fois que la brune à la répartie aiguisée prenait la parole à ce sujet. A l’époque, elle ne s’est pas étendue sur le sujet.

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J’avais des doutes

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Traquée

Des années plus tard, Anne Sinclair prend le temps de revenir sur ses sentiments de l’époque, sur ce quotidien que le tumulte médiatique lui a, du jour au lendemain, imposé. Dans les pages glacées de «Vanity Fair», elle s’emporte face aux inévitables questions sur le sujet: «Cette histoire va donc me poursuivre jusqu’à ma mort ? Mais merde, alors ! Est-on vraiment obligé de revenir là-dessus ?» Revenir là-dessus, une énième fois, sur ce sujet qui a été traité pendant des mois par les médias du monde entier… En 2011, alors que l’affaire éclate, elle se souvient: «Ils (les journalistes,ndlr) étaient comme des serpents, prêts à surgir dès que je m’approchais des stores. Ils faisaient même les poubelles». Cloitrée dans son appartement parisien, elle commande les pizzas, règle les factures, commande un coach sportif. Elle tente, tant bien que mal de faire face parce qu’il faut soutenir son mari et surtout parce qu’elle met du temps à réaliser ce qu’il se passe.

 

Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn au temps de l’insouciance – Belga

« Je ne savais rien »

Anne Sinclair ne savait rien du mode de vie de son mari: «Je vous le dis, je ne savais rien, je suis stupide, naïve, sans doute, je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien», avoue-t-elle. «Sûrement, il y a du déni, de la femme qui ne veut pas voir. Mais quand j’avais des doutes, car j’en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances». «Il n’y a que toi…», lui disait-il. Désormais, c’est loin de cette tempête médiatique que la journaliste évolue. Elle a lancé la version française du Huffington Post et a de nouveau trouvé l’amour dans les bras de Pierre Nora, le grand historien, membre de l’Académie française. Loin de son ex-époux, elle assure: «J’ai déposé le sac à dos des tourments, je me sens légère».

La collection du grand-père d’Anne Sinclair a fait l’objet d’une exposition couronnée de succès à la Boverie – Belga

Succès populaire

La légèreté d’une femme couronnée de succès : outre sa carrière fructueuse dans les médias, elle est également l’auteur de 21 rue la Boétie, un livre qui retrace le parcours exceptionnel de son grand-père, le marchand d’art Paul Rosenberg. Face au succès rencontré par l’ouvrage, Anne Sinclair a accepté de dévoiler une partie de la collection familiale dans une exposition au musée liégeois de La Boverie. Un succès de foule : en 6 mois, l’expo 21 rue la Boétie aura attiré 150.000 visiteurs à La Boverie. Ceux qui veulent la découvrir devront désormais se rendre au musée Maillol, à Paris. Anne Sinclair, elle, prépare pour les éditions Grasset sa Chronique d’une France blessée. Son personnage de femme blessée, quant à lui, est loin derrière elle.

 

 

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