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Qu'est-ce que la "sténose aortique", la maladie du roi Albert II ?

Le roi Albert II a désormais 83 ans. | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

People et royauté

Le Palais royal a annoncé ce matin que le roi Albert II souffrait d'une "sténose aortique", une pathologie courante, mais qui touche une partie essentielle du fonctionnement du cœur.

C'est un communiqué du Palais qui sonne l'alerte, avec un terme qui ne semble avoir rien de réjouissant : "sténose aortique". On le sait depuis ce matin : le roi Albert II est atteint d'une pathologie cardiovasculaire "qui nécessite une mise au point en vue d’une thérapeutique adaptée à son cas ». Si l'information ne fait pas état de son état actuel, elle se fait l'annonce d'investigations plus poussées quant à la santé du roi et d'une probable intervention. Selon Belga, il passera déjà plusieurs examens ce jeudi, dans le but de déterminer le traitement exact que devra suivre le roi.

Courante, mais dangereuse

La sténose aortique, qu'on appelle également rétrécissement aortique, est l'une des cardiopathies les plus courantes : 25% de la population entre 65 et 74 ans en souffre selon les Cliniques de l'Europe. Maladie congénitale ou dégénérative, elle est dangereuse, puisqu'elle entraine une insuffisance cardiaque qui n'est pas forcément précédée de symptômes. Son issue, en l'absence d'un suivi et d'un traitement adapté, peut être fatale.

Comme son nom l'indique, la sténose aortique est une pathologie qui touche la valve aortique, une partie essentielle du fonctionnemment du cœur située entre celui-ci et l'aorte. La maladie du roi Albert diminue ainsi la surface d'ouverture de cette valve, ce qui constitue un obstacle à l'éjection du sang. Le ventricule doit donc déployer plus de force, et pour ce faire, augmenter sa masse musculaire. Cela entraine une hypertrophie de cette partie du cœur, explique l'hôpital Saint-Luc.

©BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ - Le roi Albert II durant le dernier Te Deum, en novembre 2017.

La sténose aortique doit donc faire l'objet d'un suivi clinique, même si les symptômes sont absents. Parmi les examens que pourrait devoir subir le roi, on compte un électrocardiogramme classique et un échocardiogramme (qui utilise l'analyse Doppler). Ensuite, s'il le faut, une opération chirurgicale peut être envisagée. "Dans la plupart des cas, il [faut] remplacer la valve aortique », décrypte l'hôpital Saint-Luc.

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