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L'esclavage, "un choix" selon Kanye West

Kanye West. | © John Taggart/Consolidated/dpa

People et royauté

Le rappeur Kanye West, déjà cible de critiques depuis qu'il a apporté un soutien appuyé à Donald Trump, a créé de nouveau la polémique mardi en qualifiant lors d'une interview l'esclavage de "choix".

 

"On entend parler de l'esclavage qui a duré 400 ans. Pendant 400 ans ? Ca ressemble à un choix », a déclaré le rappeur de Chicago dans un entretien au site d'informations sur les célébrités TMZ à l'occasion de la sortie prochaine de ses deux nouveaux albums. Le mari de Kim Kardashian, peu avare de sorties médiatiques, a développé : "Nous sommes dans une prison mentale. J'aime le mot 'prison' parce que 'esclave' est trop lié aux Noirs ».

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Après le tollé provoqué sur les réseaux sociaux par son commentaire, il a réagi sur Twitter, son médium préféré. "Je sais bien sûr que les esclaves n'ont pas été enchainés et mis dans des bateaux de leur gré », a-t-il écrit, avant d'ajouter notamment : "Nous sommes programmés pour toujours parler et combattre les problèmes raciaux. Nous devons mettre à jour notre conversation. (...) Nous ne pouvons pas être emprisonnés mentalement pendant les 400 prochaines années ».

Dragon d'énergie

Le rappeur de 40 ans a refait surface sur les réseaux sociaux en avril, après une longue absence à la suite d'une dépression nerveuse et d'une hospitalisation. En plus d'annoncer de nouveaux projets, il a de nouveau apporté son soutien à son "frère" Donald Trump, qu'il considère, à son instar, comme un "dragon d'énergie ».

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Beaucoup d'artistes de la communauté hip-hop, très majoritairement noire et opposée au président républicain, lui ont reproché ses propos mais Yeezy - de son surnom - a reçu le soutien de nombreux éditorialistes conservateurs. Lors d'un entretien mardi à une radio, Kanye West a reconnu ne pas avoir suivi l'actualité politique récente aux États-Unis. "Mais quand je vois un outsider, je me reconnais en lui », s'est-il avancé.

Adidas prend ses distances

Alors qu'une pétition avait été lancée afin de demander à Adidas de mettre le rappeur sur la touche, l'entreprise allemande responsable de la production des chaussures Yeezy (la marque du rappeur) a finalement de prendre ses distances. Kasper Rørsted, le patron d'Adidas, n'a pas souhaité réagir aux dires du chanteur dans un premier temps. Il a cependant finalement pris position en affirmant qu'il s'agissait "de remarques que nous ne pouvons évidemment pas soutenir", ajoutant vouloir s'entretenir avec le natif d'Atlanta. La rupture de son contrat ne serait en tout cas pas encore à l'ordre du jour.

- Avec Belga

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