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Morgan Freeman ne veut pas être un Harvey Weinstein bis

Morgan Freeman. | © Belga

People et royauté

L’acteur américain a fait de nouvelles excuses, dans lesquelles il dit craindre « que 80 années de vie risquent d’être détruites, en un battement de cils ».

L’annonce a fait l’effet d’un choc pour ceux qui suivaient sa filmographie avec assiduité – et tous les autres spectateurs pour qui il faisait partie du paysage cinématographique. La semaine dernière, une enquête de CNN révélait que huit femmes au moins assuraient avoir été victimes de harcèlement sexuel de la part de l’acteur Morgan Freeman. Les faits se seraient notamment produits au sein de sa maison de production, Revelations Entertainment, où régnait un environnement de travail empreint de harcèlement, parfois en présence voire renforcé, par son associée et co-fondatrice de la maison de production, Lori McCreary.

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Depuis, l’acteur avait déjà prononcé des excuses, « envers quiconque s’est senti mal à l’aise ou non respectée. Ça n’a jamais été mon intention », avait-il plaidé devant les médias. Des explications qu’il a décidé de renouveler tout récemment dans un nouveau message.

« Je suis dévasté à l’idée que 80 années de vie risquent d’être détruites, en un battement de cils », a-t-il commencé. « Toutes les victimes d’assauts et de harcèlement sexuel méritent d’être entendues. Et nous devons les écouter. Mais ce n’est pas juste de comparer des incidents horribles de viols avec des commentaires déplacés ou de l’humour », se défend-il. « J’admets être quelqu’un qui aime que les femmes – et les hommes – se sentent à l’aise autour de moi. Ceci étant, il m’arrive souvent d’essayer de blaguer ou de complimenter les femmes ».

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Il poursuit : « Clairement, ça n’a pas toujours été perçu comme je le voulais. C’est la raison pour laquelle je me suis excusé jeudi et continuerai de le faire à quiconque a pu être froissé, même non-intentionnellement. Mais je veux aussi être clair : je n’ai pas créé un environnement de travail dangereux. Je n’ai pas agressé de femmes. Je n’ai pas offert de travail ou de promotion contre du sexe », termine-t-il enfin, dans une tentative flagrante de se distancer des actes de Harvey Weinstein, qui s’est rendu cette semaine à la justice après une plainte officielle pour agression sexuelle et pour viol.

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