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Esmeralda de Belgique et sa fille, Alexandra Moncada : Quel monde pour demain et quelles places pour les femmes ?

La princesse Esmeralda et sa fille, Alexandra Moncada. | © DR

People et royauté

La princesse Esmeralda et sa fille, Alexandra Moncada, sont unies par la passion de l’environnement, le féminisme et la défense des droits humains. Tous deux ont accepté de se livrer à un entretien croisé mené par Esmeralda, journaliste et féministe engagée. À Paris Match Belgique, elles offrent une conversation à bâtons rompus sur ces thèmes qui les touchent. Il y est question aussi de la famille royale belge, et du regard que porte la jeune fille sur la monarchie.

Esmeralda et Alexandra, qui partagent le goût de l’engagement humain, multiplient les soutiens à des évenements ciblés. Elles assistaient récemment au gala de la fondation Care Belgique, dont Emeralda est la présidente d’honneur. L’ONG qui lutte contre l’extême pauvreté met l’accent sur l’aide à l’adaptation aux changements climatiques et sur l’autonomie des femmes. Quelques semaines plus tôt, elles prenaient part à la soirée de la Fondation Prince Albert de Monaco en faveur de l’environnement et du développement durable à l’échelle mondiale.

Outre ses publications liées à l’histoire familiale (son père Léopold III, sa mère Lilian, ses grands-parents, le roi Albert et la reine Elisabeth), Esmeralda publie en 2011 Terre, agissons pour la planète, il n’est pas trop tard (éditions Racine). Et, en 2014, Femmes Prix Nobel de la Paix (éditions Avant-Propos) pour lequel elle est allée à la rencontre de ces femmes au destin d’exception. En 2016, elle tourne avec le réalisateur Nicolas Delvaulx, un documentaire sur l’histoire du parc national des Virunga, ex-Parc Albert, le plus ancien parc national africain. Ce film est également un hommage à son grand-père, le roi Albert. Membre de la Fondation Virunga Belgique, la princesse s’est investie dans ce travail d’enquête qui retrace l’évolution du parc depuis sa création en 1925.

Alexandra, qui se prépare à fêter ses 20 ans en août, suit un cursus brillant en biologie marine. Ce goût des sciences lui a été transmis par son père, Salvador Moncada. Médecin, pharmacologue, biologiste de réputation internationale, il est actuellement directeur de la recherche sur le cancer à l’Université de Manchester.

Esmeralda de Belgique. Dès votre plus jeune âge, ton frère et toi, nous vous avons emmenés aux quatre coins de la planète. Quel sont les voyages qui t’ont le plus marquée et pourquoi ?
Alexandra Moncada.
Les îles Galapagos, sans aucun doute ! Je m’y étais préparée pendant des semaines avant le départ en dévorant les articles et les livres sur l’histoire de ces îles, leur formation, la faune et la flore. Papa avait acheté un DVD que j’ai vu et revu : je le connaissais par coeur ! J’étais totalement fascinée ! Et ce que j’ai découvert sur place était encore mille fois mieux que ce à quoi je m’attendais.

Je me souviens que tu interrompais souvent les explications de notre guide local pour donner des détails sur les animaux! Cela l’amusait beaucoup et il a fini par confier que tu ferais une excellente assistante! Tu avais 11 ans à l’époque… Quel a été le déclencheur de ta passion pour la nature et les causes environnementales ?
AM.
Papa et toi vous avez toujours insisté pour que nous regardions des documentaires à la télévision. Sur l’histoire ou les sciences. Un jour, j’ai découvert Blue Planet de David Attenborough. J’étais très petite mais les images m’ont bouleversée. Je me souviens notamment d’une séquence sur les méduses et leurs conditions de survie au fond de l’océan devant faire face à tant de prédateurs. Je me suis dit à ce moment-la, voilà ce que je veux faire plus tard : étudier tous ces animaux extraordinaires et explorer les fonds marins. Maintenant que j’ai fini ma deuxième année en biologie marine à l’Université de Southampton, j’en connais un peu plus et cela me passionne encore plus. Est-ce que tu sais qu’il existe une espèce de méduse immortelle ? Son nom latin est turritopsis et elle détient sans doute le secret de l’immortalité à laquelle nous les humains aspirons tellement…

EdB. C’est fascinant en effet. Nous avons tellement à apprendre de la nature que nous tentons toujours de dominer et souvent de saccager au lieu d’y vivre en harmonie. Nous ne sommes pas au-dessus mais au sein de la nature avec toutes les autres espèces vivantes. Cela les peuples autochtones le comprennent si bien, eux qui vivent en harmonie avec les forets, les savanes, les lacs et les déserts depuis des siècles. Ils peuvent nous enseigner un grand savoir.

DR

En quoi l’histoire familiale du côté belge et surtout de ton grand-père, Leopold III, un précurseur dans le domaine de l’environnement et de la conservation a-t-elle eu un impact sur toi ?
AM.
Tu m’as si souvent raconté les voyages de ton père en Amazonie et ses longs séjours partageant le quotidien des Indiens. J’admire beaucoup le fait qu’après son règne, il ait eu cette curiosité de découvrir d’autres cultures et de se passionner pour la défense de l’environnement. Il a vécu des aventures extraordinaires dont les récits ont bercé mon enfance. Cela a certainement eu un impact sur moi.

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Mais ton parcours académique scientifique est aussi lié au parcours de ton père. Quels sont les meilleurs conseils qu’il t’ait donnés ?
AM.
La carrière de mon père est exceptionnelle et sa contribution à la science, au travers de ses différentes découvertes, est immense. Son meilleur conseil a été de me répéter inlassablement que pour réussir il faut 80% de travail acharné et 20% de chance !

Est-ce que tu te sens Belge, Hondurienne ? Latino-Américaine, Britannique ? Et dans quelles proportions ?
AM.
Il y a quelques années, j’aurais répondu Hondurienne !

EdB. En effet, je me rappelle de la dernière Coupe du Monde de football pendant laquelle tu brandissais un drapeau du Honduras ! Cette année, ton coeur ne doit pas se partager, le Honduras n’étant pas qualifié, tu peux soutenir la Belgique !

AM. Oui ! Je revendique moins a présent une identité uniquement latino-américaine. Je me sens très internationale et ouverte à toutes les cultures. C’est la richesse de notre monde aujourd’hui. Je me sens donc autant Belge, Européenne que Hondurienne et Latino-Américaine.

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Quel regard portes-tu sur la Belgique que tu visites régulièrement ? Quels sont tes lieux préférés ?
AM. Je m’y sens bien. J’adore visiter le Musée des Sciences Naturelles et ses collections extraordinaires. Et bien sûr, regarder les photos de mon grand-père qui y sont hébergées. Chaque fois que je vais à Bruxelles avec des amis, je les y emmène. J’aime aussi me promener a Bruges…

Que retiens-tu de l’histoire belge et de la monarchie ?
AM.
Je suis consciente des liens de ma famille avec l’histoire du pays et j’admire par exemple les personnalités de mes arrière-grands-parents, le roi Albert et la reine Elisabeth et leur action durant la Première Guerre mondiale de même que les contributions de mon grand-père et ma grand-mère, tes parents, au domaine de la science ou encore les actions humanitaires de mon oncle Baudouin. Mon regard est plus un regard familial que porté sur l’institution monarchique elle-même.

À l’école et au pensionnat en Angleterre, est-ce que tes condisciples te laissaient une « paix royale » ou étaient-ils un peu impressionnés ?
AM. Lorsqu’ils ont découvert ma relation avec la famille royale belge, tout d’un coup, certains garçons sont devenus très assidus et il y en a même un, qui par blague, m’avançait toujours ma chaise au réfectoire ! Mais je dois dire qu’en dehors de ces quelques épisodes, on me traitait exactement de la même manière que les autres élèves.

Quelles sont parmi les valeurs que ton père et moi t’avons inculquées, celles qui t’ont été le plus utiles à ce jour ?
AM.
L’humilité, la réflexion et la détermination.

Alexandra et son père, l’éminent scientifique Salvador Moncada. © DR

Comment vois-tu ton père, son métier, cela te fait-il rêver ?
AM.
J’ai une immense admiration pour mon père et ce qu’il a réalisé. Il est né en Amérique Centrale, au Honduras, dans un pays en développement sans aucune tradition scientifique et technologique et à force de travail et de persévérance, il a eu une brillante carrière internationale avec une contribution essentielle dans le domaine cardio-vasculaire. Je ne serais pas capable d’avoir cette détermination et cette patience.

Comment me vois-tu – vois-tu en moi, après la maman, fille et soeur de souverain, une journaliste, une femme de passions et de convictions ?
AM.
J’ai beaucoup d’admiration pour le fait qu’en dépit d’une enfance très protégée et d’un milieu qui te tenait à l’écart de la vie réelle, tu aies voulu faire carrière dans le journalisme et réussir sans utiliser ton nom et puis que tu sois si engagée et passionnée pour les causes de l’environnement et les droits humains, particulièrement des droits des femmes.

En Europe, on sent un retour en arrière, une tentation extrémiste. Et les droits des femmes sont les premiers que l’on remet en cause !

J’ai un grand respect pour cette intelligence émotionnelle que tu démontres et pour ton indépendance, ta liberté de parole. Je voulais d’ailleurs te demander de quoi tu es le plus fière ?

EdB. Je suis très émue par ce que tu viens de dire… J’ai eu la chance de pouvoir exercer un métier et de ne pas être tenue par un devoir de réserve. Dès lors, je ressens comme un devoir de parler, de dénoncer les injustices et tout ce qui va mal dans notre monde d’aujourd’hui. Ne pas le faire est en quelque sorte devenir complice. Les droits humains sont très menacés actuellement et pas seulement dans les pays en guerre ou sous des régimes dictatoriaux. En Europe, on sent un retour en arrière, une tentation extrémiste. Et les droits des femmes sont les premiers que l’on remet en cause ! Comme toi, je suis également très concernée par l’état de notre planète, la perte de biodiversité et le réchauffement climatique. Il faut absolument se mobiliser et faire chacun notre part. Alors est-ce que je suis fière de mes actions ? Je suis tout simplement heureuse d’amplifier une voix parfois et faire écouter ceux que l’on n’entend pas ou ne souhaite pas entendre comme les peuples indigènes que l’on extermine ou déplace pour avoir accès à leurs terres si riches en minerais et ressources naturelles.

Je ne pouvais jamais sortir avec des amis sans un chaperon et je devais toujours faire attention à mes faits et gestes. Tu comprendras pourquoi j’ai voulu très vite m’échapper et me rebeller !

AM. Quels sont les éléments qui ont pu te peser dans l’éducation et l’histoire familiale ?

EdB. Beaucoup de choses ! D’abord, je ne suis pas allée à l’école mais j’ai suivi des cours à la maison avec des professeurs particuliers. Je n’ai donc pas eu la chance d’avoir des camarades de mon âge et d’apprendre aussi bien le partage que la compétition, découvrir la diversité. Plus tard, je ne pouvais jamais sortir avec des amis sans un chaperon et je devais toujours faire attention à mes faits et gestes. Tu comprendras pourquoi j’ai voulu très vite m’échapper et me rebeller !

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Mais toi, est-ce que tu as ressenti le poids d’une responsabilité ? Et qu’est-ce que représente la couronne belge ou la couronne britannique à tes yeux ?
AM. Non, je n’ai jamais ressenti de poids. J’ai eu, grâce à vous, une éducation tout à fait normale, mes amis sont issus de tous les milieux et de toutes les religions, ce qui est formidable. Je ne suis pas vraiment concernée ou ne sens pas d’attachement particulier à ces institutions (les institutions monarchiques NDLR). J’en vois les aspects positifs comme les aspects anachroniques, et puis il existe les liens familiaux.

Je suis persuadée qu’il existe beaucoup de solutions dans l’étude des océans pour combattre le changement climatique.

Quel type de carrière aimerais-tu mener aujourd’hui, idéalement ?
AM. J’aimerais travailler sur la productivité primaire, c’est-à-dire capturer le CO2 de notre atmosphère grâce au sulfate de fer que l’on injecte dans les océans afin de stimuler la croissance des phytoplanctons qui augmentent l’absortion de CO2 par ces algues. C’est une hypothèse qui existe depuis longtemps, qui est controversée mais qui me parait très intéressante. Je suis persuadée qu’il existe beaucoup de solutions dans l’étude des océans pour combattre le changement climatique.

Alexandra Moncada et son frère Leopoldo, 17 ans. © DR

Si tu avais carte blanche totale, quelles sont les causes que tu aimerais appuyer, les changements que tu aimerais faire passer dans la société ?
AM.
Le combat le plus urgent est celui du climat. Il nous concerne tous et je pense vraiment que si nous n’agissons pas dans l’urgence, nous allons faire face à des événements climatiques extremes.

Tu n’es pas de cet avis ?

EdB. Tu as tout à fait raison. Les catastrophes climatiques vont engendrer des conflits, provoquer des déplacements de population encore plus aigus que ceux auxquels on assiste actuellement, créer des crises alimentaires et aussi des pénuries d’eau comme nous en avons déjà constaté cette année en Afrique du Sud, au Kenya ou encore en Inde. C’est essentiel que les jeunes comme toi se mobilisent et fassent pression sur les gouvernements et les autorites locales pour que les choses changent, que les mentalités évoluent. Il est impératif, par exemple, que l’on abandonne progressivement les énergies fossiles en faveur des énergies renouvelables. Le pouvoir des lobbys du pétrole et du gaz est très puissant dans le monde et seul le pouvoir des citoyens peut influencer les Etats. Je crois beaucoup à cette maxime de Winnie Byanyima, la CEO d’Oxfam, « Sans citoyens engagés, il n’y a pas de gouvernements responsables« .

Je rencontre beaucoup de femmes de terrain, de militantes, qui font bouger les choses, changent le paradigme en Afrique, en Asie et aussi chez nous. Ce sont des héroines que l’on ne célèbre pas mais qui agissent dans l’ombre.

Et toi, quels sont tes idoles, tes modèles ?
AM.
Mon père parce que c’est un battant et qu’il a accompli une carrière remarquable, Jane Goodall parce qu’elle a réalisé ses passions, vaincu les préjudices car aucune femme n’était considérée sérieusement dans sa profession de primatologue à l’époque et qu’à plus de 80 ans, elle parcourt encore le monde et se bat pour notre planète !

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EdB. Oui, elle est vraiment inspirante. Je rencontre beaucoup de femmes de terrain, de militantes, qui font bouger les choses, changent le paradigme en Afrique, en Asie et aussi chez nous. Ce sont des héroines que l’on ne célèbre pas mais qui agissent dans l’ombre. Et puis bien sur, tout au long de l’Histoire, il y a eu ces hommes et ces femmes prêts à sacrifier leur vie pour leur idéal: Gandhi, Mandela, les suffragettes. Je suis si heureuse que l’on ait récemment érigé la statue de Millicent Fawcett devant le Parlement anglais. Cette militante des droits de vote pour les femmes est la première femme a avoir sa statue à cet endroit ! Elle était partisante de campagnes non violentes mais on doit admettre qu’il faut parfois des actions plus radicales, comme celles des suffragettes, pour forcer le changement.

Que redoutes-tu le plus à l’avenir pour ton avenir. Celui du monde ?
AM. Après les dangers du réchauffement climatique, la perte d’empathie. J’ai l’impression que les gens sont devenus insensibles, ils ne font plus attention à la douleur et la misère des autres.

EdB. Ce que tu dis est illustré par la thématique des migrants. C’est tellement bouleversant de voir combien de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants bravent la traversée de la Méditerrannée où tant d’entre eux perdent la vie, pour échapper aux conflits – que l’Occident a la plupart du temps contribué à créer ! – ou à la misère pour échouer dans des camps ou essayer de passer coûte que coûte les frontières. Nos pays érigent des murs et des fils de fer barbelé pour protéger leur jardín d’Eden et oublient qu’il s’agit d’hommes et de femmes comme nous! Beaucoup de citoyens, notamment en Belgique ont eu des élans de solidarité et d’humanité mais c’est désolant de voir qu’il n’y a pas de solution a l’échelle européenne.

Avec #Metoo, j’ai découvert que toutes mes amies, pratiquement toutes les femmes que je connais, générations confondues,- y compris ma propre mère !- avaient subi à un moment donné de leur vie une agression ou un harcèlement sexuel.

Ici en Angleterre, Nous sommes au milieu des négociations du Brexit. Comment le vis-tu toi ?
AM. Lors du referendum, je n’ai pas pu voter car je n’avais pas encore 18 ans. J’aurais voté pour la maintien du Royaume-Uni au sein de l’Europe comme la plupart des jeunes. Nous avons l’impression que la vieille génération a voté pour le Brexit alors que les conséquences seront vécues par nous, les jeunes, et pas par les plus de 65 ans ! C’est très injuste !

L’autre mouvement de société qui a vraiment bouleversé les donnes en 2017 c’est #Metoo. Qu’en as-tu pensé toi une jeune fille de 19 ans ?
AM. Je me suis rendue compte que c’était un mouvement global capable de changer les comportements. Tout à coup, j’ai découvert que toutes mes amies, pratiquement toutes les femmes que je connais, générations confondues,- y compris ma propre mère !- avaient subi à un moment donné de leur vie une agression ou un harcèlement sexuel. Et que la plupart du temps, elles n’en parlaient pas car cela faisait partie d’un comportement social habituel. L’affaire Weinstein a bouleversé tout cela et libéré la parole des femmes. C’est très important pour ma génération car nous ne tolérerons plus la moindre agression.

Comment tes amis garçons ont-ils réagi ?
AM.
Beaucoup d’entre eux sont devenus vraiment féministes et se sont rendu compte de ce que leurs mères, leurs soeurs et compagnes avaient vécu. Bien sûr, il y en a quelques uns qui se lamentent en parlant d’exagération de la part des femmes, mais peu en fait.

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Et toi, maman, comment as-tu vécu tout cela ?

EdB. Comme tu l’as évoqué, dans ma vie et mon travail, j’ai subi des cas de harcèlement, des attitudes déplacées que l’on avait tendance a toujours minimiser ou expliquer. J’ai par conséquent trouvé extraordinaire que tellement de femmes aient eu le courage de s’exprimer et de raconter des choses difficiles, humiliantes pour changer les mentalités et renverser le machisme et le patriarcat. Heureusement, de nombreux hommes soutiennent ces changements et ne sont pas des harceleurs, mais ils sont parfois été complices du silence et du statut quo. J’ai eu la chance d’avoir une mère et une grand-mère paternelle au caractère fort et indépendant, déterminées à faire entendre leur voix. Elles n’étaient peut-être pas des féministes comme je le suis mais elles étaient convaincues qu’elles devaient être indépendantes et qu’elles étaient aussi capables de réussir que leurs maris. Une société ou la place des genres est équilibrée et ou un sexe n’a pas plus de pouvoir que l’autre est vraiment nécessaire. Les exemples sont importants et peuvent motiver les jeunes filles c’est pour cela que l’on doit se battre pour avoir plus de femmes en politique, dans les entreprises, dans les sciences comme la physique ou la chimie et tous les métiers ou elles sont encore sous-représentées.

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