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Pour Meghan Markle, le psychodrame familial revient

Meghan Markle à Wimbledon le 14 juillet 2018. | © AFP PHOTO / Oli SCARFF

People et royauté

Le père de Meghan Markle a lancé un appel désespéré à sa fille, dont il est sans nouvelle depuis son absence controversée au mariage royal. Mais pour l’entourage de la duchesse de Sussex, la victime n’est pas celle que l’on croit…  

Le palais de Kensington se serait-il cru débarrassé de la belle-famille Markle, une fois le mariage passé ? Cela aurait été bien naïf. Le psychodrame a, bien entendu, repris de plus belle, après deux mois d’un calme relatif. Fin juin déjà, lors d’une apparition à la télévision britannique, le père de Meghan, Thomas Markle Sr, avait expliqué ne plus avoir aucun contact avec la Couronne, ni avec sa fille. Alors dimanche dernier, l’ancien chef opérateur de 74 ans a lancé un appel désespéré dans le Sun. “J’ai eu une crise cardiaque, personne ne s’en soucie ? Je pourrais vraiment mourir bientôt. Veut-elle que ce soit la dernière chose que nous nous soyons dits ?”, a-t-il déclaré, évoquant leur dernier échange et l’annulation de sa présence au mariage.

Une semaine avant les noces du prince Harry et Meghan Markle, en mai dernier à Windsor, le père de la mariée avait annoncé ne pas vouloir venir, avant de revenir le lendemain sur sa décision… puis de changer une fois encore d’avis, au troisième jour. Il avait prétexté un accident cardio-vasculaire, la nécessité d’une nouvelle opération, le besoin de repos, l’importance d’éviter le stress d’un événement comme celui-ci. Surtout, Thomas Markle Sr était empêtré dans une controverse autour de ses fausses paparazzades, des photos dites “volées”, en réalité prises avec sa complicité contre rémunération.

Aujourd’hui, le père de Meghan l’assure, il souhaite simplement renouer le contact avec sa fille, tout éclaircir, lui dire qu’il est désolé pour ce qui s’est passé, qu’il est fière d’elle. Sans succès. Markle Senior n’a pas obtenu de réaction. Ni de sa fille, ni du palais. Alors il en a remis un couche. Mardi, il s’est expliqué à nouveau, cette fois auprès du site américain TMZ. “J’ai été silencieux pendant plus d’un an, et la presse m’a tapé dessus tous les jours en disant que j’étais un ermite planqué au Mexique, donc j’ai donné ma version de l’histoire. Apparemment, ça a mis la famille royale en mode silencieux… Alors, j’ai donné une autre interview, pour briser le silence. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de me parler, parce que je ne vais pas disparaître comme ça !

La demi-soeur Samantha s’en mêle

Comme on pouvait s’y attendre, Samantha Grant, la première fille du père Markle, née d’une précédente union, s’est mêlée à la conversation. Depuis deux ans et le début de la relation du couple royal, Samantha a repris son nom de jeune fille, et s’accroche vaille que vaille à ce petit bout de notoriété. Les fausses paparazzades de Thomas, c’était son idée. Uniquement pour donner une meilleure image de son père, selon elle. Tour à tour, Samantha a multiplié les amabilités pour renouer avec Meghan, et les coups de canifs revanchards. Puis quand elle a compris qu’elle ne recevrait pas de bristol pour Windsor, la charmante Samantha s’est définitivement lâchée contre sa demi-soeur.

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Mercredi, elle s’est lancée dans une diatribe sur Twitter, alors que la duchesse de Sussex rendait hommage à Nelson Mandela en compagnie du prince Harry : “Et si tu rendais hommage à ton propre père ?! Trop c’est trop. Agit comme une humanitaire (sic), agit comme une femme. Si notre père meurt, je te tiens pour responsable Meg !

Si le palais est toujours muet, l’entourage de la duchesse a (enfin) décidé de contre-attaquer. Jeudi, le Daily Mail a publié les confidences d’une source présentée comme proche de Meghan. Tout d’abord pour balayer cette idée d’un père à l’article de la mort, et le chantage affectif malsain qui l’accompagne. En effet, selon cette source, les problèmes de santé du père ont été créés de toutes pièces : “une façon de susciter la compassion chez le public, de détourner l’attention de ses photos mises en scène qui mettaient Meghan et la famille royale dans l’embarras complet » et “une raison suffisante pour ne pas assister au mariage et éviter une gêne plus grande encore”.

Ô surprise ! raillent les observateurs royaux. Le Daily Mail avait déjà réussi à confirmer qu’aucun Thomas Markle n’avait été pris en charge à la clinique évoquée par le père de Meghan, le jour de la prétendue opération. Deux jours plus tard, le quotidien anglais l’avait photographié le midi dans un fast-food, le soir dans un autre. Pas vraiment le régime alimentaire indiqué lorsque l’on souffre de problèmes cardiaques…

La contre-attaque de Meghan

« Bien sûr, Meghan est en colère contre lui. Son père a raté son mariage. Il n’a pas pu la mener à l’autel, à cause de tout ça”, a poursuivi la source, avant de souligner : “C’était un très mauvais jugement de sa part. Et maintenant, tout le monde est désolé pour lui, mais ce ne devrait pas être le cas. Il s’est collé lui-même dans le pétrin, et s’il était vraiment malade, Meghan lui aurait rendu visite. S’il y a quelqu’un pour qui il faut avoir de la peine, c’est Meghan”. Second objectif de ces confidences, donc, renverser les rôles. Ici, Meghan est la vraie victime.

Si la bataille médiatique doit être menée, ce n’est pas elle, toutefois, qui mettra un terme à cette guerre malheureuse, mais bien la diplomatie. Tous les observateurs royaux s’étaient étonnés, lorsque le scandale a éclaté, du manque de clairvoyance du palais, et de son incapacité à réagir. Il semblait évident que l’inexpérience, logique, de la belle-famille Markle devait être accompagnée. Que quelques visites, quelques conseils, quelques consignes, auraient certainement pu désamorcer un piège pourtant facile à repérer.

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Accéder à l’une des demandes de Thomas Markle, renouer le dialogue, serait une bonne idée, au moins pour circonscrire l’incendie. Dans les colonnes du Sun, dimanche, Thomas Markle Sr a annoncé qu’il était prêt à se rendre à Londres, invité ou pas. Il veut même rencontrer la reine : “Si Donald Trump peut, pourquoi pas moi ?” On imagine déjà l’image désastreuse devant les grilles de Buckingham… Une première bombe à retardement avait déjà explosé à la veille du mariage. Il semble, à présent, que le mécanisme a été remonté. Un nouveau compte à rebours est lancé. Meghan, elle, a besoin de sérénité pour bien s’intégrer à l’univers complexe de la royauté. À la Couronne de la protéger.

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