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François Hollande et Julie Gayet posent pour Match

Julie Gayet et François Hollande sur la plage à Granville, dans la Manche. | © Alvaro Canovas

People et royauté

L’ancien président et la comédienne ont accepté une séance photo sur la plage de Granville. François Hollande, lui, poursuit la promotion de son livre à succès, et envisage l’avenir. Extraits de notre reportage.

Un couple normal. Ou presque. Ils sont deux, et même trois. Un ancien président, sans cravate, sa compagne, à peine maquillée, et Philae, leur labrador. C’est l’heure du petit déjeuner dans cet hôtel normand où les clients n’en reviennent pas de voir François Hollande beurrer des tartines aux côtés d’une Julie Gayet encore ensommeillée. Ce dimanche, ils acceptent de prendre le temps pour une séance photo, une première depuis que leur relation a été révélée, en 2014. On les retrouve sur la plage de Granville. La mer est haute, Philae joue dans les vagues. Devant l’objectif, Julie a l’aisance naturelle de l’actrice. Ses sourires mettent à l’aise celui dont la pudeur a souvent freiné ce type d’exposition.

Il est loin, le temps où elle s’inquiétait : « N’écrivez pas que je suis la compagne du président ! » Dans ses Leçons du pouvoir, Hollande confie : « […] Nous étions convenus de passer du secret à la discrétion. » Aujourd’hui, un cap est franchi. Leur histoire dure et se construit. En 2015, Gaspard Gantzer, chargé de la communication du chef de l’État, prédisait : « Les Français vont s’habituer peu à peu. » Plus de quatre ans que le couple vit ensemble.

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Aux côtés de Julie Gayet, le président reprend le fil de son histoire interrompue avec les Français. Jamais il ne cite Emmanuel Macron. Jamais le mot de « revanche » n’est prononcé. Mais l’ombre de l’ancien protégé plane. Et la possibilité d’un retour n’est pas complètement écartée.

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Dans l’art de savoir profiter des circonstances, le Corrézien est un maître. Sa chance aujourd’hui ? La relève n’est pas prête. En leur temps, Giscard d’Estaing et Sarkozy avaient, eux, des successeurs. En 2018, personne ne s’impose pour reconstruire la gauche de gouvernement, éparpillée façon puzzle. Alors, certains regards se tournent vers l’ancien chef de l’État. Des dirigeants socialistes lui ont même proposé de prendre la tête de la liste PS pour les élections européennes de mai prochain. « Vous n’y pensez pas ! » leur a-t-il répondu alors que, à ce stade, les sondages réservent 6 % aux socialistes… « Non, je ne participerai pas à la campagne, dit-il à Paris Match. Mais je m’exprimerai sur les enjeux. »

« La croissance n’est pas là », observe-t-il

Le regard de François Hollande porte plus loin, vers un avenir incertain. Quinze mois après son entrée en fonction, Emmanuel Macron est plus impopulaire que lui à la même période. « Ces chiffres sont révélateurs d’une prise de distance liée à une méthode, à une manière de faire », glisse Hollande. Le jeune président apparaît « distant », « autoritaire », « pas à l’écoute ». À grand renfort d’empathie et de dédicaces, Hollande s’essaie au contre-pied. À chacune de ses sorties, ses critiques sont acerbes. « La croissance n’est pas là, observe-t-il. Ce n’est pas seulement dû à la situation internationale. C’est aussi la conséquence de choix politiques. » Il interroge : « Pourquoi geler les pensions de retraite et, en même temps, permettre aux plus riches de payer moins d’impôts ? » 

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Retrouvez le reportage complet dans le dernier numéro de Paris Match Belgique, disponible en librairie dès ce jeudi.

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