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Meghan & Harry, un bébé pour le printemps

Meghan Markle Prince Harry

Le Duc et la Duchesse de Sussex, au mariage d'Eugenie d'York, le 12 octobre dernier. | © Gareth Fuller / POOL / AFP

People et royauté

Meghan et Harry attendent un heureux événement pour le printemps. Tout le Royaume est en émoi. 

Eugenie d’York n’aura brillé qu’un week-end avant de retomber dans la douce torpeur inhérente aux membres « périphériques » de la famille royale. La fille d’Andrew et de Fergie venait pourtant de conclure un beau mariage avec un représentant de tequila, mais les photos, les commentaires, la beauté des uns et des autres, le discours « normal » du prêtre, tout a été balayé par l’annonce publique de son cousin. Harry et Meghan attendent un heureux événement. Le duc et la duchesse de Sussex ont été chics de garder la chose secrète jusqu’au lundi, afin de ne pas voler leur moment aux jeunes mariés.

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Il y avait eu des signes avant-coureurs, la robe de Meghan qui semblait bouffante sur une image récente et puis cette tenue austère qu’elle arbore aux noces d’Eugenie, bleu foncé, couleur passe-muraille pour ne pas attirer l’attention, les regards. Les rumeurs commençaient à poindre autant que le bout du ventre de Meghan. Les deux ont informé leurs proches, William et Kate, la Reine, avant de tout dévoiler aux « Royals » du deuxième cercle lors des agapes à Windsor.

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Au sein du clan, la joie domine et quelques rancœurs persistent. Ainsi l’élégante Fergie, qui tweete des portraits de sa personne et des « bienvenue dans la famille » à son gendre, Jack, sans féliciter le couple, comme si la nouvelle n’existait pas. Les York et les Galles, une histoire compliquée. Andrew, le supposé favori de la souveraine, et le prince Charles se sont toujours chicanés. Ils ne se comprennent pas, se méprisent entre deux morceaux de pudding. Le petit frère était ravi d’avoir invité plus de monde, plus de stars au mariage de sa fille Eugenie qu’il n’y en avait à celui de Harry. Kate Moss, Naomi Campbell, Robbie Williams… Andrew aurait été vert de rage que la BBC refuse de diffuser les festivités, par crainte d’une audience décevante. Lui et son ex-femme, Sarah Ferguson, souhaitaient enfoncer les noces de mai du neveu aussi roux que sympathique. Quelle hérésie, c’est comme lutter contre la vague d’un tsunami.

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La branche Galles domine, les autres servent de meubles. En résultent quelques escarbilles, menus soucis au regard des véritables poutres que les Markle balancent sur Meghan. Récemment, sa sœur aînée, Samantha, qui souffre d’une sclérose en plaques, essayait de forcer l’entrée de Kensington Palace en fauteuil roulant, des masques de Harry et Meghan en main. La « folle » s’est fait rabrouer par les officiers de sécurité. Meghan en aurait été meurtrie, elle qui ne voit plus ses demi-frère et sœur depuis une dizaine d’années. Son père, son fardeau, absent de son mariage et de sa vie, a multiplié les déclarations ineptes et crétines. Thomas Markle a été payé pour des interviews au cours desquelles il a tout raconté de quelques échanges téléphoniques avec Harry, notamment quand il lui dit « Laisse une chance à Trump » et qu’il trouve sa fille malheureuse. Peu de probabilités que le petit, si c’est un garçon, se nomme Thomas ou même qu’il aperçoive ce grand-père bizarre qui réside dans un bouge mexicain. Meghan est isolée, elle ne peut compter que sur sa mère, Doria, qui s’est dite « très heureuse de devenir grand-mère » et aurait suivi des cours à Los Angeles pour s’occuper de nouveau-nés. D’ailleurs il se murmure que la professeure de yoga et travailleuse sociale californienne viendrait s’installer à Londres pour aider le couple qui entend se passer de nounou.

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À l’américaine. Le 3 octobre, lors d’une visite dans le comté de Sussex, Meghan se laisse enlacer par une fan. © REX//SIPA
Sa fille et son gendre auront de quoi la loger. Aux oubliettes la garçonnière romantique, ce charmant cottage que Harry habitait dans l’enceinte de Kensington Palace. Les Sussex dorment maintenant dans une aile spacieuse dotée de 22 pièces, mieux adaptée au rang du prince Harry, numéro 6 dans l’ordre de succession au trône. Un ordre qui ne signifie pas grand-chose, au fond. Quel destin d’équilibriste pour Harry qui ne régnera jamais, ne connaîtra aucune responsabilité lourde, mais qui ne doit pas papillonner et agir n’importe comment sous peine d’énerver le contribuable. Roue de secours est un métier ingrat, mais qui peut se révéler agréable si l’on apprécie les coffres confortables… Margaret, la sœur de la Reine, malheureuse en amour, alcoolique, suintait la mélancolie. Harry, qui a vécu la mort de sa mère puis la guerre en Afghanistan, sait se réjouir des bonheurs simples. Il s’entend très bien avec son frère et son père ; et, s’il a choisi une épouse qui détonne parmi les siens, la souveraine a donné son accord sans ciller.

Le futur bébé jouira du meilleur des deux mondes, celui de l’aristocratie et de la célébrité

Elizabeth II s’adapte à son époque pour empêcher l’institution de s’encroûter. Elle encourage le bonheur de ses petits-fils, concession aux valeurs bourgeoises qui privilégient le bien-être, l’amour, au détriment des alliances aristocratiques d’antan. Ambassadeurs du Commonwealth, Harry et Meghan ont un rôle à jouer. Ils portent la parole de la Reine dans les pays satellites du royaume, d’où cette tournée de seize jours en Australie, en Nouvelle-Zélande… Bon moyen de rappeler que la Grande-Bretagne, malgré le Brexit, n’est pas qu’une petite île brumeuse qui a accouché de la pop et de l’insipide cheddar. Certes, le Royaume-Uni fut un empire dirigé par les ancêtres du prince Harry, mais lui se contentera de lire des grimoires à ses enfants, personnages secondaires du roman monarchique. Si Kate devait assurer la descendance, Meghan était moins contrainte, pourtant la bonne surprise est vite arrivée.

Devant l’Opéra de Sydney. Les habitants se pressent pour féliciter les futurs parents. L’annonce officielle a été faite quelques heures auparavant.
Devant l’Opéra de Sydney. Les habitants se pressent pour féliciter les futurs parents. L’annonce officielle a été faite quelques heures auparavant. © Royalfoto/News Pictures
Il est aisé d’imaginer l’existence de ce bambin sans devoir (politique), choyé par ses parents, promené dans son landau du jardin de Kensington Palace aux confins des Cotswolds, où Harry et Meghan louent une maison de campagne. À lui, ou elle, les séjours à Sonning et Laglio, les résidences de George et Amal Clooney en Angleterre et en Italie pour y gazouiller avec leurs jumeaux, Ella et Alexander. Sans négliger des étapes dans tous les Soho House de la planète, cette chaîne d’hôtels luxueux pour adeptes du quinoa et des piscines olympiques que chérit Meghan. Bien sûr, cela sera entrecoupé de visites protocolaires au château de Balmoral l’été, à celui de Sandringham l’hiver, de temps en temps chez Charles et Camilla à Highgrove, même si papy finira bien par régner un jour… Une vie à l’abri dans un cocon douillet. Il jouira du meilleur des deux mondes, celui de l’aristocratie et de la célébrité. La presse se fera l’écho de ses progrès capillaires, de ses jeux avec ses cousins George, Charlotte, Louis et les autres. Meghan ringardise la raideur des « Royals », elle vibre et attrape la lumière. Le futur bébé pourrait faire grincer quelques hochets : éclipsera-t-il son monde ? Ce ne serait pas la première fois qu’un 007 (son rang dans l’ordre de succession) écraserait ses rivaux « au service de Sa Majesté ». 
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